EAUX FERRUGINEUSES
Au nord et vers l’ouest de l’établissement s’élèvent d’assez hautes montagnes d’origine secondaire dont les roches ont une texture schisteuse vers leur base et sont granitiques sur leurs cimes. Ces montagnes sont lacérées, découpées si l’on veut , par plusieurs filons qui présentent çà et là quelques échantillons de galène et des veines nombreuses du pyrites imprégnées parfois de quelques traces de cuivre. De l’un de ces fiions sort une source à laquelle M. de Perrin avait donné la dénomination de Lévy; c’était le nom patrimonial des ducs de Ventadour , hauts et puissants
SCROFULEUSES ET CANCÉREUSES.
seigneurs de la baronnie de Lavoulte au temps de la minorité de Louis XIV. Analysée par M. Balard en 1836, cette eau a donné; pour un litre, les résultat suivants :
Sulfate de fer . . . . 0,576
Sulfate d'alumine . , . . . . 0,200
Sulfate de chaux . 0,137
Hydro-chlorate de chaux . 0,020
Total. . . 0,933
Les gaz que cette eau fournit par l’ébullition, sont composés de :
Acide carbonique . 0,038
Azote mêlé de traces d’oxygène . 0,022
Total. . . 0,060
D’après ce résultat analytique on reconnaît la solidarité, la parenté si l’on veut, qui existe entre les eaux de la fontaine Lévy et celles de la source de Passy; elles ont des propriétés médicinales que je crois identiques, mais elles possèdent les mêmes défauts , et comme celles du faubourg de Paris , elles s’altèrent par le simple repos dans une cornue ou dans tout autre vase. Le fer, d après ce double conspectus, ne se dissout donc pas dune manière parfaite lorsqu’il se trouve en présence d’un sel d’alumine; défaut majeur dans la composition d’une eau minérale, qui m’a fait renoncer a 1 usage de la
Lévy, dont je ne me sers que dans quelques circonstances rares et exceptionnelles.