FONTAINE DES ROCHES-BLEUES
A un demi-kilomètre au nord-ouest de l’établissement surgit, toujours à la base de la même montagne du Pouzat, une seconde fontaine ferrugineuse dont les eaux n’ont pas été analysées, mais dont la composition est beaucoup plus fixe que celle de l’eau de la fontaine Lévy. Cette source sort d’un filon de roches qui semblent avoir été colorées, lors des premiers âges du monde, par une solution de plomb, et delà la dénomination de sources des Roches-Bleues. Ces eaux possèdent beaucoup de fer comme le décèlent leur saveur, leur dépôt, et la toile nacrée-irisée qui les couvre lorsqu’elles sont en repos. Elles sont très utiles dans le traitement de la chlorose et généralement dans tous les cas où les praticiens ordonnent et prescrivent le fer. La petite course que le malade est obligé de faire lorsqu’il peut les aller boire à la fontaine, ajoute encore quelque chose à leur efficacité; c’est au moins une ressource pour faire faire un peu d’exercice à certaines personnes qui ne sont que trop disposées à rester constamment dans le repos.