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EXTRACTION, DRAINAGE, PUIS TEMPORISATION

L'évolution ultérieure ne peut être exactement prévue, mais le caractère violent d'une infection, qui reste ascendante, montre la nécessité d'intervenir d'urgence. Un but domine toute la phase du début : drainer.

Extractions. dentaires. — Ta dent causale est enlevée de suite, pour supprimer le foyer initial et assurer un premier drainage ;: mais les dents voisines s’ébranlent, un pus abondant les mine, les soulève et s'échappe à leur collet : pour drainer les nouveaux foyers, il faut extraire encore une, deux ou plusieurs dents ; toute dent atteinte par l'ostéite n’est pas sacrifiée (Tellier in thèse Duflloz, D. 57, Rousseau-Decelle, R. 21), car certaines dents mobiles pourront reprendre leur stabilité en fin de la phase aiguë, et, d'autre part, des extractions intempestives, aux limites de la zone envahie, peuvent relancer dangereusement l'infection ; les extractions

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deivent donc être étendues surtout dans la mesure où. radiographiquement et cliniquement, selon l'état local et général, elles paraissent utiles au drainage. Une discrèle exploration à la curetie renseigne parfois sur les sacrifices nécessaires. Pour chaque dent, la décision est question d'opportunité (Chompret in G. 12, p. 590). Lorsque les phénomènes sont peu extensifs, on peut temporiser, lorsqu'ils s'étendent rapidement, il faut parfois se résigner à de nombreuses extractions, sans trop tarder.

Débridements des foyers extra-osseux. — Si des foyers sous-périostés ou périmaxillaires apparaissent, ils seront de suite débridés et maintenus ouverts et sans rétention, par lavages ou mèches pour la voie buccale, par drain ou crin pour la voie cutanée ; la voie cutanée ne sera d'ailleurs adoptée que lorsqu'un drainage déclive sera nettement préférable. Il est particulièrement indiqué de ne pas laisser s'établir de larges décollements du périoste qui favorisent la nécrose et la séquestration de la zone basilaire, si importante pour la solidité de la mandibule et la régénération de l'os.

Au Llotal, par tous moyens, 1l faut tenir le pus évacué le plus possible. |

Curellage du lissu osseux malade. — Par voie alvéolaire ou par les trajets de drainage, la curette retire les fongosités ou les débris osseux favorisant la rétention elle peut même ramener avec douceur l'os ramolli, mais en veillant à ne pas traumatiser et ensemencer le tissu sain (Ruppe, R. 38, p. 22).

Un curettage appuyé à cette période entraînerait faci-

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lement d'importants délabrements et pourrait étendre ou exalter l'infection. Il est alors difficile (Lecène in L. 8, p. 324) de faire la part de ce qui est infecté et de ce qui est simplement congestionné.

Minimun: de traumatismes, temporisation. — La règle essentielle de la méthode classique, c'est, le drainage élant bien assuré, de s'abstenir de tout traumatisme non indispensable.

Dans ce but, on ne fera donc en extractions, débridements, curettages, que l'indispensable, et on fera ces petites interventions avec douceur, en respectant particulièrement l'ostéopérioste et en évitant l’anesthésie locale et particulièrement l’adrénaline (Tellier, T. 1). pour ne pas diminuer la capacité de résistance locale (Anesthésie régionale ou générale courte).

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