ABLATION DES SÉQUESTRES
On peut avoir à extraire d'autres dents et à drainer de nouveaux foyers extra-osseux, mais l'acte capital en celle phase est l’ablation des séquestres.
Quand faut. relirer les séquestres ?
I ne faut intervenir ni trop tôt ni trop tard ; il faut attendre que «le mort soit séparé du vif » (Sébileau), un séquestre ne doit pas être arraché, il doit être « cueilli » pour ne pas relancer l'infection et, d'autre
BITES
part, pour laisser à la couche ostéopériostique voisine toute son intégrité et toutes ses capacités de régénération.
Il ne faut pas, par contre, attendre que le séquestre se trouve eniermé dans les néoformalions osseuses, pour ne pas prolonger inutilement l'infection et pour ne pas compliquer l'opération.
Il faut, par ailleurs, signaler que, s'il se forme plusieurs séquestres, chacun sera mûr à son heure, il ne doit donc pas être fait une opération massive pour en finir, mais plusieurs petites interventions prudentes. Ce n est pas le chirurgien, mais le séquestre lui-même qui fixe son jour.
Par où aborder les séquestres ?
C’est encore le séquestre qui fixera la voie d’abord : de préférence on interviendra par voie buccale et alvéolaire, parce que c'est par là que les séquestres importants sont le plus souvent mieux accessibles (les séquestres du bord alvéolaire et de la paroi vestibulaire étant les plus fréquents), pour éviter, d'autre part, une cicatrice disgracieuse, mais surtout pour respecter au maximum la baguette osseuse ou du moins le périoste de la zone basilaire, si précieuse pour la solidité de l'os et pour la régénération osseuse (Lemaitre, L. 19).
Lorsqu'il existe un séquestre basilaire ou lorsqu'un drainage déclive est indispensable, on pourra intervenir par voie cutanée ; et parfois on devra intervenir à la fois par voies buccale et cutanée, lorsqu'il existera des séquestres notables des zones alvéolaires et basilaires, séparés par une zone intermédiaire indemne.