TRAITEMENT DES PLAIES PAR DES SOLUTIONS DE SAVON TITRÉES
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Nous allons voir maintenant les he qu ‘obtient. le Dr RaTyNskI avec des solutions dé savon exactement titrées. Pour faire ces solutions il emploie également le
savon de Marseille du commerce, mais non pas n'importe lequel. Seul est utilisé le savon: de bonne qualité | titré à 72 LA contenant un minimum d” impuretés. Ce morceau de savon est plongé dans l’eau bouillante pour dissoudre ses faces toujours souillées par le contact des 5 , milieux ambiants. Lorsqu'on le retire on est en possession | d’un produit offrant toutes garanties d’asepsie. Le savon est alors râpé et exposé à l’air pour le faire sécher pendant 24 à 48 heures. Au bout de ce temps il est réparti en petits paquets de 25 grammes et soumis par surcroît de précaution à 120° au Poupinel pendant 5 à 10 ro) ; nutes. Cette précaution paraît utile au Dr RATYNSKI, as $ après les manipulations de râpage et de séchage. Insis- LR 4 |! tons sur ce point : le savon, avant d’ être soumis au Pou- | . k pinel, doit être bien sec, sinon il se prendrait en masde RuRe 1 sous l'influence de la chaleur. Le savon ainsi obtenu est | à dissous dans de l’eau stérile afin d'obtenir déux solutions Fa Ÿ + exactement titrées l’une à 5 %, l’autre à 20%. Éet
| Pourquoi avoir adopté ces deux titrages ? C'est parce ; 0
ue ils. correspondent à deux utilisations différentes. de 177 he, Re solution de savon. | à La solution titrée à 5 % est utilisée uniquement Dour 1 AS ; laver. les plaies par irrigation; elle doit doric être suffi- : ie samment limpide pour qu'on puisse se rendre compte, d’après l'aspect et la coloration de cette solution à la sortie de la plaie, de la quantité de détritus qu’elle entraîne et du moment où elle cesse d'en entraîner : Re de plaie étant alors propre. Une solution plus concentrée, | donc plus teintée, ne permettrait pas d'apprécier cela si A = facilement; une solution moins concentrée n’agirait pas
suffisamment. < Ve | | La solution titrée : à 2010 + quement à lPimbibi- EE tion des compresses que l’on applique ensuite sur la plaie; elle doit rendre la mousseline suffisamment onc- : | tueuse pour que le pansement n’adhère ni à la plaie, ni | 5 à son pourtour. “e | 1e La technique à suivre est déjà indiquée dans ses - 40 grandes lignes par ce qui précède: il faut d’abord nettoyer | lé pourtour de la plaie avec la solution à 5 % que l’on a MU: fait tiédir: Si la plaie est anfractueuse, on projette une large irrigation dans tous les espaces accessibles, on voit k ee écouler de la plaie un liquide filant, charriant des tlots de pus ou des traînées jaunâtres. Il faut, poursuivre cette opération jusqu'à ce que les surfaces bourgeonnantes soient bien détergées et que le liquide revienne du fond de la plaie sans pus ni caillots, sans filaments. La plaie paraît alors propre ; aucun autre antiseptique ne nettoie si bien et voici l'expérience qui a été faite : Une plaie Ars
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est d’abord lavée avec la solution de Javel à 0,001 jusqu’à ce que le liquide sorte clair, puis avec la solution de savon ; celle-ci ramène encore du pus et des détritus que n'avait pu éliminer la solution de Javel.
Le lavage terminé, on prend des compresses imprégnées de la solution à 20 %. Ces compresses sont roulées, triturées, malaxées entre les paumes jusqu’à obtenir une mousse fine et abondante dans les mailles de la gaze,ce qui donne une porosité analogue à celle d’une fine éponge. On garnit alors les interstices et diverticules et on tamponne les anfractuosités « très lâche » afin de conserver le caractère de perméabilité. On recouvre enfin les surfaces avec ce topique poreux qu’on étale et qu’on tasse légèrement en lui donnant toujours au moins un centimètre d'épaisseur. Une bonne couche d’ouate hydrophile et une bande pour recouvrir le tout. Jamais de pansement imperméable.
En règle générale, on obtient la chute de l’hyperthermie et la détersion complète en 4 à 6 jours. La sédation de la douleur dès les premières applications. L’œdème, la lyrnphangite, les réactions inflammatoires périphériques disparaissent rapidement laissant à la place .un aspect sain: Les pansements sont changés tous les deux jours et toutes les 24 heures en cas de suppuration abondante. Leur ablation se fait facilement sans tiraillement ni hémorragie en nappe. (Rarement, dit le Dr RaryNskt, nous étions obligés de les humecter avec un peu d’eau tiède pour arriver à les décoller et encore leur adhérence avait lieu non pas sur la surface de la plaie, mais sur ses pour-
tours, sur la peau saine qui l’encadrait. Ces préparations
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ont toujours été bien supportées par la peau; même après 4 à 6 semaines d'application elles n’ont jamais provoqué de phénomènes d’irritation. »
Et voici quelques observations : Des brûlures. ;