‹ Traitement des pleurésies purulentesChapitre 12 sur 38 · o3. Archivas générales de médecine · texte numérisé non relu

o3. Archivas générales de médecine

DKS PLEURÉSIES PURULENTES

pour 100 grammes d'eau, et 1 gramme d'iodure de potassium, et, peu à peu, il augmentait la quantité d'iode.

Boinet ne s'inquiétait pas de l'introduction de l'air dans la poitrine. Aran en 1853, chercha à perfectionner ce procédé, et tenta d'associer l'injection iodée à la ponction simple pratiquée avec le trocart de Reybard, évitant ainsi l'entrée de l'air.

Mais, de ce fait qu'il ne cherchait pas à évacuer le liquide injecté, et le laissait au contact de la plèvre, Aran fit œuvre tout à fait personnelle et indiqua une opération distincte de celles que l'on avait pratiquées avant lui.

Donc, c'est avec l'aide du trocart de Reybard que la ponction était faite; puis on laissait le liquide s'écouler en aussi grande quantité que possible; alors, au moyen d'une seringue àhydrocèle, on poussait l'injection dans la plèvre (eau , 100 grammes, teinture d'iode , 30 grammes, iodure de potassium, 2 grammes). Il fallait d'ailleurs faire une petite incision à la baudruche par laquelle on introduisait l'extrémité de la seringue. L'injection était abandonnée dans la plèvre et un pansement occlusif au diachylon placé sur l'orifice cutané de la ponction. Les malades présentaient presque toujours des symptômes d'iodisme.

A la suite du mémoire d'Aran, les observations

d. Aran, Union médicale, 18S3.

d'empycjTKî traités par l'injeclion iodôe devinrent assez nomljreuses.

De 1830 à 1854, parallèlement aux travaux précédents, la méthode dite des ponctions répétées, dont nous aurons à faire le procès ultérieurement, fut proposée par un certain nombre de médecins des hôpitaux de Paris, entre autres f)ar Trousseau et Legroux, et peu à peu cette méthode rencontra plus de faveur encore lorsque la vulgarisation des appareils aspirateurs permit de pénétrer dans la plèvre avec des aiguilles et des trocarts capillaires.

1854. En 1854, J. Guérin imagina une seringue aspiratrice qui rappelait la p^'ulque de Galien. C'était, en somme, une pompe aspirante spéciale, ajustée à la canule d'un trocart aplati, muni d'un robinet, et destinée à la ponction d'un espace intercostal. Guérin généralisa l'emploi de son instrument et créa une méthode sous-cutanée pour l'évacuation des liquides pathologiques.

1857. Sedillot ' revint, avec plus de détails encore et quelques modifications, sur son procédé d'empyème par trépanation d'une côte, si bien que cette méthode prit couramment le nom de méthode de Sedillot.

1859. Cliassaignac publie son Traité de la suppuration et enseigne le traitement des collections purulentes par le drainage chirurgical. Nous aurons à exposer son procédé et ses résultats en

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