‹ Traitement des pleurésies purulentesChapitre 15 sur 38 · TUA ITEM ENT · texte numérisé non relu

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une influence décisive; et, mieux que toutes les discussions académiques, elle mit en lumière le grand progrès réalisé par l'association des lavages multiples de la cavité suppurante, à l'incision large de l'espace intercostal et de la plèvre. Moutard-Martin ' insistait sur ce point, « qu'il arrive toujours un moment où il faut faire des injections désinfectantes et détersives. Il vaut mieux prendre l'avance et, par des lavages répétés avec de l'eau alcoolisée et phéniquée, ou de la teinture d'iode iodurée, prévenir cette putridité qui n'est pas sans inconvénient grave pour le malade ». Pour pratiquer les injections pleurales, Moutard-Martin conseillait le siphon de Potain, mais il n'osait pas encore appliquer le traitement d'emblée ; « il faut, disait-il, que les moyens plus doux, thoracentèse, canule à demeure, siphon, drainage, aient échoué, que l'état des malades aille en s'aggravant et les menace d'une mort assez prochaine pour se décider à pratiquer la large ouverture de la poitrine ». Dans cette monographie, on trouve réunis 17 cas d'empyème, traités par la pleurotonie. Sur ces 17 cas, il y avait 12 guérisons et 5 morts. Parmi les malades guéris, 5 avaient conservé une fistule.

1872. Bacelli réserve le nom d'empyème et applique

1. Au moment où parut le mémoire de Moutard-Martin, on peut dire que personne en France ne pratiquait la pleurotomie. C'est le moment où Nélaton opéra Dolbeau ; il alla quelques jours avant voir les opérés de Moutard- Martin, car il ne connaissait pas l'opération.

la méthode des injections de nitrate d'argent aux collections purulentes de la plèvre, enkystées et limitées par une membrane pyogénique. Il injectait dans la cavité, à travers une canule métallique, des solutions de nitrate d'argent de plus en plus fortes et qu'il laissait à demeure. Le titre de la solution variait de 12 grains à une once pour 5 litre d'eau. M. Laboulbène ' publie ensuite d'intéressantes observations d'empyèmes traités par la méthode des canules et des tubes.

Enfin, toujours en cette année déjà si remplie, il faut mettre à part un procédé, exclusivement appliqué aux enfants, et dont la simplicité est assez grande. C'est le procédé de Pflayfair ^ Son but était d'obtenir un écoulement continu du pus tout en évitant la pénétration de l'air dans la plèvre.

Il suffisait, après avoir ponctionné l'espace intercostal, de faire pénétrer dans la plèvre un tube en caoutchouc qui y restait fixé parla rétraction des parties molles. Un tube de verre était fixé par une extrémité au tube pleural, et par l'autre, à un autre long tube en caoutchouc dont le bout libre plongeait dans un flacon situé plus bas. Le liquide passait par le mécanisme du siphon de la plèvre dans le flacon. Ce procédé fut d'ailleurs appliqué aussi au traitement de l'empyème des adultes.

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