Bayle, 1774-181S. Recherches sur la phtisie pulmonaire
tervention tend à devenir méthodique. Laënnec se déclara, comme Récaniier, partisan de la ponction; cependant, il fit remarquer qu'après s'être servi plusieurs fois du trocart, il n'avait pas obtenu de succès durable; il est vrai qu'il s'agissait, dans ces faits, de pleurésies purulentes : « Cette opération, dit-il, est sans inconvénients et soulage toujours momentanément le malade. Mais, dès que le trocart est retiré, la poitrine se remplit de nouveau;... il est deux cas dans lesquels j'ai volontiers recours à la ponction : 1° lorsque le malade est tellement affaibli, qu'on peut craindre une lypothymie dangereuse, par l'évacuation totale du liquide contenu dans la poitrine ; 2° comme moyen de soulagement, dans les empyèmes dont on ne peut nullement espérer la guérison, à cause de la coexistence de tubercules nombreux et excavés ' . »
Quanta l'opération de l'empyème par incision, Laënnec est convaincu qu'elle deviendra plus commune et plus souvent utile à mesure que l'usage de l'auscultation médiate se répandra. Lorsque, grâce à ce moyen, on pourra reconnaître l'existence des épanchements thoraciques dès leur origine, on pourra opérer plus tôt et par conséquent avec plus de chance de succès. « Car, jusqu'ici, l'empyème simple, l'hydrothorax idiopathique n'ont guère été reconnus que dans les cas où la maladie était ancienne et arrivée