EXPLICATION DE LA PLANCHE VI
Fig. 1. Moh... — a) Main figée droite, type main d'accoucheur consécutive à une plaie par balle de t' avant-bras.
Troubles caloriques, vaso-moteurs. Pas de lésions arliculaires. Troubles trophiques cutanés.
b et c) La même après la première séance de traitement. Récupération de tous les mouvements normaux en étendue et en rapidité. Diminution notable de la force musculaire. Dans la suite la force musculaire augmente rapidement pour atteindre et même dépas-er légèrement celle de la main saine (main gauche) 12 semaines après le début du traitement, l'épreuve dynamoinétrique donne : main droite 55 kilogs. main gauche (saine) 49 kilogs. Après 5 pressions à 1/4 de minute d'intervalle, on obtient : main droite 38, main gauche 37. Après 10 pressions dynamométriques, main droite 37, main gauche, 35.
Fig. 2. Gio. . . — a) Main gauche en bénitier, datant île 34 mois, consécutive à une plaie en selon du bord cubital de l'avant bras par balle. Troubles secondaires d immobilisation.
Blessé le 26 août 1914. Entré à l'hôpital n° 42 à Salins, le 26 juin 1917, venant de la XV" région. Immédiatement après la blessure, hémorragie assez abondante; le malade ne peut bouger ni lu main ni les doigts. Il garde pendant 20 heures un mouchoir fortement serré autour du bras.
lin septembre 1914, appareil plâtré qui est conservé pendant 30 jours. Quand on l'enlève, la main est dans l'attitude qu'elle présente depuis cette époque: main en extension légère sur l'avant-bras, doigts accolés en fuseau, pouce et auriculaire sur le même plan et se touchant par leurs pointes ; au-dessus d'eux et accolés l'un à l'autrp, le médius et l'annulaire; l'index recouvre la face dorsale du médius, son extrémité repose sur la face dorsale de la 3° phalange de l'annulaire. Vue par sa face palmaire, la main offre l'aspect d'une gouttière aplalie dans le sens transversal.
Mouvements passifs: on arrive à écarter les doigts, mais on ne peut ni les étendre ni les fermer. Le pouce est libre. Mouvements actifs : conservés pour la main etlepouce; presque nuls pour les 4 derniers doigts cependaut très légère ébauche d'écartement.
Troubles trophiques : doigts effilés, peau fine avec ilôts de desquamation épidermique. effacement des plis ; odeur très fétide de la main.
Pas d'ankylose fibreuse des articulations phalangiennes, mais les mouvements provoqués déterminent de fortes douleurs à leur niveau. A la radiographie, ostéoporose nette des phalanges.
Le 27 juin, par temps chaud, pas de troubles caloriques ou vasomoteurs appréciables, mais le malade dit que l'hiver sa main est froide.
Atrophie musculaire: 2 centimètres à l'avant-bras, 1 centimètre à la main (racine des doigts).
Réflexe stylo-radial plus vif à gauche. Réflexes tricipitaux égaux et normaux.
A la première séance de Iraitement, on obtient des mouvements rapides des doigts, mais la fermeture et l'ouverture de la main ne se font pas normalement à cause des douleurs articulaires. Celles-ci ont disparu progressivement.
b) Même malade après traitement. Tous les mouvements des doigts et du poignet sont normaux en rapidité et en étendue. Le malade peut fermer le poing ; la flexion des dernières phalanges reste encore gênée par des raideurs articulaires. Les troubles trophiques ont disparu. Par temps froid les deux mains sont également chaudes.
Dynamomètre, main gauche : 25 kilogs ; main droite (saine) 40kilogs.
7 RAITEMENT DES PSYCJIONEWIOSES