PL. VI
Figure i
Figure 2
contractures (mains figées et pieds bols) qui sont les accidents les plus fréquents de ce groupe nosologique."
La résistance à la psychothérapie de ces acro-conliaclures ou acroparalysies a été un des arguments qui a servi à l'édification de la théorie nouvelle actuellement en cours, à savoir que celte variété de troubles moteurs n'appartient pas au cadre de l'hystérie, mais bien à un groupe intermédiaire entre les lésions organiques et les lésions fonctionnelles inorganiques.
Aussi divers procédés thérapeutiques ont été mis en œuvre : Immobilisation avecextension continue, redressement sous anesthésie, alcoolisation (Sicard). interventions sanglantes portant sur les cicatrices, les tendons, les articulations, les vaisseaux, les nerfs; arthrodèse ou astragalectomie; enfin sympathectomie péri artérielle (Leriche).
Bien qu'il nous soit difficile d'apprécier à l'appui de faits personnels, la valeur de ces différents procédés que nous n'avons jamais fait appliquer, il ressort de la lecture des faits publiés, et surtout de l'observation portant sur un grand nombre de malades soumis à de tels traitements, que ceux-ci n'ont donné que de maigres résultats.
Nous avons dès le début de notre service spécial des Psychonévroses de la Station Neurologique de Salins (janv. 1917), c'està-dire dès notre prise de fonction dans un centre Neurologique de l'intérieur traité systématiquement les mains figées et les pieds bots et tous autres troubles moteurs dits réllexes par la psychothérapie, au même litre que les accidents hystériques purs ou associés.
Nous avons dit ailleurs les raisons qui nous onl incités à agir ainsi.
Si la psychothérapie a été jugée trop souvent inutile ou inefficace, c'est, pensons-nous, qu'elle a été appliquée dans des milieux insuffisamment appropriés ou particulièrement défavorables et que ces premiers échecs ont trop vite fait perdre aux médecins d'abord, et aux malades ensuite la foi nécessaire sans laquelle il ne peut y avoir de thérapeutique persuasive. Et c'est ainsi que peu à peu les échecs se sont multipliés jusqu'à faire douter même de l'efficacité de la méthode.
A la psychothérapie doit s'associer pour d'assez nombreux