‹ Traitement des psychonévroses de guerreChapitre 32 sur 55 · PL. VU · texte numérisé non relu

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COMMENT TRAITER LES PSTCUONÊVROSES gi

cas la physiothérapie ; nous allons voir dans quelle mesure. Sans entrer dans une discussion pathogénique sur laquelle nous reviendrons plus loin, il est nécessaire de rappeler ici que le dit syndrome pliysiopalhique comprend deux éléments : Le trouble moteur ; les accidents secondaires. Traitement du trouble moteur. — Nous considérons le trouble moteur comme de nature pitbiatique et à ce litre nous le traitons par la psychothérapie, comme tout autre accident hystérique pur ou associé, en suivant les principes que nous avons précédemment donnés.

Au moment du décrochage par psychothérapie, la guérison de la paralysie ou de la contracture — quelle qu'en soit l'ancienneté — peut être soudaine (quelques minutes), rapide (1/4 d'heure à 1/2 heure) ; ou lente (1 heure et plus). Elle peut être partielle ou complète.

A tous ces points de vue, il y a lieu de considérer, ce qui se passe pour la motilité, la force musculaire et l'utilisation de l'extrémité atteinte.

Nous avons vu parfois le retour à la normale brusque et complet pour ces trois éléments. Le plus habituellement, les choses se passent de la façon suivante : les mouvements redeviennent très vite normaux en étendue et en rapidité, mais il persiste une ' diminution de la force musculaire, une méiopragie — suivant l'expression de MM. Babinski et Froment — extrêmement variable d'ailleurs suivant les cas et sur l'interprétation de laquelle nous reviendrons plus loin. En outre le malade, bien que pouvant se servir du membre traité, oublie plus ou moins consciemment de le faire et fréquemment pendant les jours qui suivent on est obligé de lui rappeler de ne pas maintenir ce membre dans la position vicieuse ancienne, de ne pas le garder immobile.

Nous n'avons pas remarqué que la coexistence des troubles vaso-moteurs génat le retour de la motilité. Nous avons vu souvent des mains figées avec très gros troubles physiopathiques, circulatoires ou trophiques, récupérer leur motilité beaucoup plus vite et plus complètement que d'autres à troubles physiopathiques légers. Mais, il va sans dire que l'existence de lésions articulaires (ankyloses fibreuses) ou de lésions musculo-tendineuses (rétractions, adhérences) rendent, cela se conçoit, la guéri-

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son beaucoup plus lente ; elle ne peut être d'ailleurs obtenue qu'avec l'aide de la physiothérapie qui, pour donner son meilleur rendement, doit Otre consécutive et subordonnée à la psychothérapie.

Traitemeni des troubles secondaires — Ces manifestations comprennent des troubbes circulatoires (cyanose, hypothermie avec hyperexcitabililé mécanique et électrique des muscles), dés troubles secréloires (hyperidrose), des troubles Irophiques (peau, ongles, poils), de l'amyotrophie, des rétractions tendineuses musculaires, des lésions articulaires, des lésions Irophiques globales du système osseux (osléoporose) (')•

Troubles de nature non fonctionnelle, ils ne sont pas (au contraire des accidents pilhialiques) susceptibles de disparaître de façon brusque et soudaine sous l'effet de la persuasion. Ils ne sont pas

(1) Nous ne retenons pas ici les modifications des réflexes que l'on peut constater parfois. Elles n'ont point d'indications thérapeutiques propres. Elles n'ont qu'un intérêt doctrinal et nous y reviendrons dans un chapitre spécial.

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