‹ Traitement des raideurs articulaires (fausses ankyloses) au moyen de la rectification forcée et du massageChapitre 16 sur 39 · Du traitement des ankylosés. Paris, 1S · texte numérisé non relu

Du traitement des ankylosés. Paris, 1S

3. Comme ntatio de contractura et Ancylosi genus , nord méthodo violentæ extensionis ope nandis. Berlin, 1850.

4. De Contractura et Ancylosi articulationis genus et Coxæ iisdem C. Langenbeckii méthodo violenta extensione curandis. Berlin, 1853.

constance n'est pins malheureuse que celle-là, aucune ne peut faire plus sûrement perdre à l’avance le bénéfice qu’on est en droit d’attendre d’une opération ;

3° Il ne faut employer qu’une force modérée pour rompre les adhérences. Lorsque le relâchement complet des muscles volontaires a été obtenu, on n’a plus à surmonter que la résistance présentée parles adhérences elles-mêmes. Le poids du membre s’ajoute à la force employée; de telle sorte qu’il est convenable dans ces conditions de faire la suspension;

4° Les adhérences seront rompues par la flexion des membres; elles sont très rarement telles qu’il soit impossible de les vaincre par ce procédé. Dans la flexion forcée, il n’est guère possible que les lésions s'étendent aux vaisseaux, aux muscles et autres tissus. En outre cette opération est le plus souvent indolente; quand l’anesthésie est complète, la douleur est légère ou nulle :

5° Il faut que les adhérences soient simplement rompues, et qu’aucune tentative ne soit faite à ce moment pour rendre au membre sa situation normale, pour examiner l’articulation. C’est là un point sur lequel l’attention doit être spécialement dirigée (Bernard Brodhursl).

Nous avons formulé dans le cours de cette exposition les reproches qu’on peut adresser au redressement forcé, surtout lorsqu’on le pratique avec des machines : on produit des déchirures plus étendues qu’on ne voudrait; il y a dans l’histoire des cas d’hémorragie par rupture des grosses artères, des gangrènes des membres, des plaies des nerfs, des fractures ; on a vaincu la résistance, opposée à la flexion ou à l’extension, mais on l’a vaincue temporairement, après la cicatrisation tout se reproduira. Ce sont là autant d’éventualités fâcheuses; si toutes survenaient . à chaque tentative, il ne nous resterait plus qu’à renoncer définitivement à la méthode, mais elles sont relativement rares. Ceux qui les ont mises en relief ont dû faire une enquête minutieuse dans la littérature et comme naturellement rien de ce qui était défavorable n’a été passé sous silence on a réuni un dossier d’apparence formidable. Quelle méthode n’a pas ses revers ?

S’il est impossible cl’accepler le redressement brusque comme le moyen infaillible et souverain de traiter toutes les ankylosés, il n’est pas plus permis de le rejeter sans en rien conserver.

A quoi nous a donc conduit cette longue revue critique ? A dégager les vrais principes du traitement.

Il est clair que, dans certaines ankylosés, les moyens d’union ne sont ni assez vivaces ni assez résistants pour qu’on ne puisse espérer les rompre sans section sanglante.

On a voulu arriver à ce but graduellement ou brusquement, on a eu raison, la chose peut se faire d’une manière ou d’une autre suivant le cas ; on a eu tort d’accorder toute sa confiance à des machines, excellentes si l’on opérait sur la matière inanimée ; mais brutales, comme tous les instruments dont la puissance est constamment la même.

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