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ment ont diminué. Abduction forcée des deux jambes. La douleur est plus vive que dans les extensions ou les flexions forcées; heureusement que le malade, très courageux la supportait bien : il remarquait qu’après chaque séance la marche était plus facile qu’anparavant. Je lui conseillai de faire dans l’intervalle des séances des exercices destinés à en augmenter les effets, c’est-à-dire de se tenir le plus longtemps possible debout les deux jambes écartées; puis de faire dans cette position des mouvements d’abaissement du tronc aussi rapides que possible. Au bout de deux mois la guérison du genou était complète ; mais l’étendue de l’abduction laissait toujours à désirer. Je continuai l’abduction forcée pendant quatre semaines. A ce moment tout avait disparu, le malade pouvait écarter les jambes sans gêne, se mettre à cheval sur une chaise. Continue pendant quelque temps à faire l’exercice indiquée plus haut. Pas de récidive.
Obs. XL.
Raideur de V articulation du genou consécutive à une arthrite rhumatismale. Atrophie des muscles de la cuisse ; jambe dans la demi-flexion.
Marche à peu près impossible. Flexion complète impossible . Massage.
Guérison.
AI. G..., 38 ans. Attaques successives de rhumatisme subaigu ayant intéressé différentes jointures. Il y a deux ans, le genou gauche se tuméfie et devient douloureux ; on applique des sangsues, au bout de huit à dix jours tout est passé. L’inflammation est reparue à diverses reprises sans cause appréciable. Depuis plus d’un an, le genou s’est tuméfié denouveau; depuis dix moisenviron la tuméfaction est restée à peu près stationnaire; en même temps une atrophie manifeste de différents muscles de la cuisse s'est développée ; la cuisse a diminué notablement de volume, les muscles sont devenus plus flasques et plus grêles. Souffre aux changements de temps, surtout à l’approche de la neige.
La douleur disparait en grande partie pendant la nuit, dort bien ; lorsqu’il est resté longtemps assis, éprouve de sérieuses difficultés pour se remettre en marche. Claudication marquée. Il est obligé de se reposer aussitôt qu’il a fait quelques pas. Depuis quelques mois la douleur a journellement diminué ; malgré tout pour une course un peu longue, il est obligé de se faire conduire dans une voiture à bras. La douleur siège au genou, sur les côtés de la rotule, et le long de son bord supérieur, on dirait que cette région est serrée par un lien de fer. C’est cependant plutôt une sensation pénible et continue qu’une douleur aiguë. On n’en provoque qu’en pressant avec énergie sur ces régions.
Frictions, onctions locales avec des préparations de toute sorte sans effet. Cataplasmes, badigeonnages iodés, vésicatoires, ventouses, sans avantage. Hydrothérapie. Bains de vapeur, saison aux eaux
d’Argovie, etc. La jambe droite obligée de porter constamment à elle seule le poids du corps se tuméfie à son tour. Je vois ce malade au mois de juillet 1885 pendant les premiers temps de mon séjour à Ragatz. Gonflement œdémateux périarticulaire du genou, avec augmentation de volume des condyles fémoraux surtout du condyle interne. Tuméfaction surtout marquée au-dessous de la rotule. Pas de fluctuation. Cuisse amaigrie, la jambe fait avec la cuisse un angle de 140°. Extension absolument impossible. Il faut déployer une certaine énergie pour imprimer à la jambe une extension notable. Dans les tentatives d’extension forcée, on entend distinctement un craquement et le malade éprouve une douleur vive' surtout au-dessous du genou. La flexion peut aller dans ces conditions jusqu’à l’angle droit; douleur assez vive dans toute l’articulation, surtout dans le jarret. Pendant une quinzaine de jours, j’ai recours à l’extension seule, puisa la flexion. Pendant les premières semaines, la réaction fut intense à la suite de chaque séance; plus tard, le traitement fut mieux supporté. Il fut terminé au bout de deux mois et demi. A cette époque, le malade pouvait faire sans fatigue ni claudication de longues promenades à pied.
L’extension et la flexion étaient normales et la tuméfaction périarticulaire avait disparu.
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