Articulations, Ed. Littré, l. IV, p
la chose arrive presque dans toutes les affections de la région; il se fait de plus une atrophie de tous les muscles de l’avantbras h »
Pour la contention des fractures de l’olécrane, il faut immobiliser le bras dans la demi-flexion parce que, si le coude s’ankylosait dans la rectitude, il servirait peu et constituerait une simple cause de gêne1 2.
A la hanche les circonstances 11e sont pas plus favorables; il faut, quand on soigne une coxalgie, ne jamais oublier la possibilité d’une ankylosé. « Si le malade 11’est pas en état de se tenir debout, 011 le promènera très souvent dans son lit, d'où que vienne la maladie, et 011 fera tout semblablement afin que le cartilage ne contracte pas des adhérences à l’intérieur; s’il en contracte et que les articulations s’ankylosent, de toute nécessité le malade sera boiteux3. »
Ces conseils prophylactiques avaient d’autant plus leur raison d’être qu’on ne pouvait rien contre l’ankylose confirmée. « 11 est avantageux, disait quelque part Hippocrate, d’attacher un vase chaud au niveau d’une articulation devenue raide » 4.
Il faut avouer que le traitement était vraiment rudimentaire; et pourtant, nous l’avons dit, on fut des siècles sans songer à autre chose. Celse, qui dit qu’on appelle parfois, comme les Grecs, ankylosés, les raideurs articulaires, donne les formules de deux ou trois fomentations empiriques.
Jusqu’à Fabriz de Hilden on en reste aux données hippocratiques ; l’ankvlose est la terminaison inévitable d’un certain nombre d’affections articulaires; 011 peut essayer delà prévenir, on peut diriger sa formation de telle sorte qu’elle cause le moins de trouble possible dans les mouvements, il
1. Luxations non réduites, même tome, p. 135. Mochlique, p. 357, ch. 8.