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de la muqueuse des derniers centimètres du rectum, elle amène la cicatrisation d’un grand nombre d'ul cérations, en particulier de celles qui siègent au-dessus du rétrécissement. Peut-être ce dernier effet est-il dû surtout à la levée de l'obstacle qui causait la stase fécale dans cette région.
D'autre part, les fistules entretenues par la rectite et par le rétrécissement, se tarissent fréquemment avec l’amélioration de ceux-ci.
Parallèlement, les signes fonctionnels se. modifient.
Conséquence immédiate de la dilatation rectale, on observe une diminution rapide de la constipation.
Les matières sont d’abord moins déformées, puis les malades ont chaque jour une selle moulée d’un calibre convenable.
Dans les cas d’incontinence, la tonicité du sphincter reparaît avec la désinfiltration des parois rigides du canal ano-rectal.
Le rectum recouvre sa sensibilité, les malades sentent à nouveau passer les matières.
L’écoulement purulent, épais, abondant, continuel, fétide, observé avant le début du traitement, s’éclaircit, devient plus fluide, presque séreux. Son odeur nauséabonde disparaît, d’abord dans les heures qui suivent les séances pour reparaître ensuite ; puis, pendant un temps plus long, jusqu’à ce que l’écoulement perde enfin toute fétidité.
De plus, les pertes ne surviennent plus qu’au moment des selles qu'elles recouvrent. Elles diminuent. d’abondance, sans toutefois disparaître toujours com-
plètement.
De uS
Dans plusieurs cas d’anites et d’ano-rectites, non seulement la muqueuse s’est assouplie et les petites zones d'infiltration qui existaient ont disparu, mais encore, l’écoulement a complètement cessé pendant que se cicatrisaïent toutes les exulcérations.
A l’action plastique, assouplissante, de la diathermie, s'ajoute donc une action désinfectante et cicatrisante
incontestable.
TI. — La technique de la méthode.
La diathermie consiste à faire traverser les tissus par un courant de haute fréquence à basse tension, dont le passage ne provoque aucun autre phénomène appréciable qu'un dégagement de chaleur.
Ce dégagement de chaleur est fonction de l'intensité du courant ou plutôt de la densité électrique, c'est-àdire} de la quantité d'électricité qui traverse chaque unité de surface.
La résistance électrique des divers tissus de l’organisme, influera done sur l'élévation de température locale. Il en est de même du refroidissement causé par la circulation sanguine.
Ge sont ces éléments qui détermineront la forme et les dimensions des différentes électrodes.
Les électrodes sont les unes actives, c’est-à-dire, qu’à leur niveau, on recherche le maximum d'action, les autres indifférentes, et n’ont d’autre but que de
recueillir le courant à la sortie du corps.
Nous employons, comme électrode active, une bougie
de Hégar placée dans le rectum et munie d’une borne pour l’arrivée du courant.
- On se servira toujours de la bougie la plus grossé | ue puisse admettre le:rétrécissement, sans faire souffrir, sans faire saigner.
La dilatation mécanique est absolument proscrite. Il ne faut jamais forcer pour introduire la bougie. A chaque séance, on essaie de passer uñe bougie 2 d’un calibre supérieur de un ou deux millimètres.
Si cette bougie plus grosse ne passe pas très facilement,