‹ Traitement des rétrécissements inflammatoires du rectum par la diathermieChapitre 25 sur 32 · AMEN · texte numérisé non relu

AMEN

Puis, 31 séances de diathermie, suivies peu régulièrement : grosse amélioration de la sténose (24 mm.) et de la rectite.

Encore en traitement acluellement.

Mme R.., 33 ans, modiste.

Se présente à la consultation le 19 seplembre 1925 se plaignant de pertes purulentes par l’anus, survenues depuis 1915, à la suite, dit-elle, d'une blennorragie ayant occasionné d’abondantes pertes vaginales. Sodomie niée.

Elle se plaint en outre d’une constipation opiniâtre n'ayant fait qu'augmenter depuis cette époque, de légères hémorraaies rectales, de faux besoins, de douleurs lancinantes, au

moment des selles, et d’une déformation progressive des ma-

tières.

Une réaction de Wassermann s’est montrée négative en septembre 1925. , Ë É

Elle a été traitée en janvier 1925, à la Pitié, par des dilatations à froid, sans que l’on puisse jamais dépasser la bougie dé 13 mm. On lui conseille alors l’anus iliaque. : ‘ La rectoscopie, faite le 19 septembre 1925, montre un rétrécissément inflammatoire du rectum à 6 em.

Au doigt, on a l'impression d’un petit anneau fibreux avec

une muqueuse absolument souple. L’orifice a environ les di-

mensions d’une pièce de 50 centimes.

Seul le rectoscope de 10 mm. peut traverser le rétrécissement. Au-dessus et au-dessous, muqueuse normale. Au niveau du rétrécissement, muqueuse épaissie, blanchâtre et cicatricielle.

Le traitement diathermique est aussitôt instituée et les dix premières séances permettent de passer la bougie de 18 mm.

Le 22 janvier 1926, le traitement est repris et après D séan-

ces on passe la bougie de 19 mm.

La rectoscopie est pratiquée le 4 février. Le rectoscope de 10 mm. passe facilement. Le rétrécissement est très amélioré, la moitié supérieure est cependant encore étroite.

Mais l’écoulement a considérablement diminué et n'appa-

raît plus qu’au moment des selles. La constipation est amélio-

rée.

Du 6 février au 12 avril 1926, on pratique 16 séances de diathermie. La durée de la série a été augmentée car la malade suivait le traitement irrégulièrement. Ë

Le 12 avril, on passe sans difficulté la bougie de 24 mm. Le 17 avril, à bout de doigt, un petit diaphragme avec une petite zone granuleuse. Au-dessous, une muqueuse absolument souple. Le rectoscope de 20 mm. passe facilement. La muqueuse est pâle, d’une facon générale régulière, non granuleuse.

Le traitement, est encore én cours actuellement.

Obs. XVIII. — Recto-colite hémorragique et purulente. Epaississement des parois. Diminution du calibre (18 mm.). Anus iliaque. 32 séances de diathermie : Amélioration des symplômes. Passage facile de la bougie de 23 mm. Trailement encore en cours.

Mme L..., 32 ans.

Vient consulter le 19 novembre 1925. Souffre depuis trois ans d’une recto-colite hémorragique et purulente traitée localement par la chimiothérapie. Etiologie indéterminée.

En février 1925, l’état général s’aggravant, on a pratiqué un anus iliaque dans le service de M. le Pr Gosset, quia amélioré l’état général, mais non l’état local.

La rectoscopie montre, à 10 em., une recto-colite hémor-

ragique et purulente avec une paroi très épaissie,

And +07 (ES

Le traitement diathermique est institué le 20 novembre, la bougie de 18 mm. seule peut être utilisée.

20 séances jusqu’au 1er février 1926. À cette époque, disparition des douleurs, fréquentes autrefois. L’écoulement se limite à une selle glaireuse, hémorragique et purulente le matin.

À l'examen endoscopique, peu de modification locale.

12 séances du 15 février au 16 mars 1926. La bougie de 23 mm. passe facilement. Disparition complète des douleurs. Les selles ne sont plus hémorragiques.

Le traitement est en cours actuellement.

Obs. XIX. — Rélrécissement inflammatoire serré {10 :mrn.). Syphilis ultérieure à la rectite. Traité par dilatation à froid. Trailement diathermique irrégulièrement suivi : 19 séances. Amélioration du rétrécissement et de la rectite, Interruption

du traitement. Ù

Mme G.., 29 ans, sans profession.

Vient consulter le 4 décembre 192%5, se plaignant de trou-

bles rectaux ayant débuté en 1917 et consistant en écoulement

purulent, très abondant, assez épais, en petites hémorragies continuelles, en déformation des matières en ruban.

Syphilis contractée en 1919 et convenablement traitée depuis par l’arsenic et le bismuth.

De 1917 à 1921, la malade ne se traite pas.

En 1921, on lui fait, dans le service du Dr Bensaude où elle est hospitalisée pendant deux mois, des dilatations à froid qui l’améliorent : elle a des selles plus faciles. Mais progressivement les signes reparaissent, la constipation fait à nouveau son apparition. L’écoulement purulent n'a pas cessé.

La malade revient consulter le 4 décembre 1925 et à la rec-

ti: de

toscopie, on constate l'existence d’un rétrécissement inflam-

matoire n’admettant que le‘rectoscope de 10 mm: :.$ Le traitement diathermique est institué le 8 décembre 1925

et,à.la dixième séance, le 27 janvier on passe sans difficulté

la bougie de 14 mm.

La constipation, quoique encore marquée a diminué. L’écoulement est devenu plus fluide et moins abondant.

. Le 15 février, on reprend le traitement et l’on pratique 9 séances jusqu’au 20 mars où l’on passe sans difficulté la bougie de 16 mm. | ;

La constipation est très améliorée, les matières beaucoup moins déformées, l'écoulement très diminué.

Depuis cette date, nous n’avons pas revu la malade, . -

Obs. XX. — Ano-rectite ulcéro-végétante â lendance sténosante (20 mm.). Sodomie, blennorragie rectale. chancre syphilitique du rectum. Dilalation complète en 30 séances de diathermie. Persistance d’une légère induralion en-ün point: Amé-

…lioration de la rectite. Traitement encore en cours.

MR rat ans: :

Entre à l'hôpital le 4 juin 1925 pour suintement de pus et de sang par l'anus. Il souffre depuis 26 ans. Sodomie, gonocoques retrouvés, dit-il, dans l’écoulement. Syphilis depuis 1917, chancre rectal.

.. I a subi plusieurs interventions chirurgicales pour abcès de la marge de l'anus et pour fistules.

Mais les selles se sont modifiées progressivement, l’écoulement a toujours persisté.

L’endoscopie rectale montre un canal anal très anfrac-

tucux, à parois sans souplesse, admettant assez difficilement

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