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dont la base se trouve au milieu du front : la section de l’os'au ciseau est faite suivant l'incision tégumentaire et la paroi antérieure du sinus est soulevée en haut avec le lambeau cutanéo-périostique dont la base se trouve au milieu du front ; la voie frontonasale est élargie, un petit drain y est engagé, fixé par un fil, én haut à la peau. Le volet cutanéo-osseux est rapporté et fixé par six points de suture. Malheureusement Czerny eut un insuccès qu pi attribua à une sinusite frontale gauche méconnue.
Au Congrès de Moscou, août 1898, Re rapporte que, dans douze cas, il a employé le procédé de Czerny avec des modifications importantes : double incision, horizontale au-dessus de l’are sourcilier, verticale, partant de l'extrémité interne de la première (lambeau cutané-angulaire), incision du périoste en arc à sommet supérieur et suivant cette dernière, ablation d’un lambeau osseux, cicatrice non déprimée par l’absence de coïncidence des incisions eutanée et osseuse (cautérisation à la vapeur), douze succès avec bon résultat esthétique.
Dans l'ouvrage très documenté de Lothrop de Boston, l’auteur décrit et propose un procédé ostéoplastique qu'il n’a exécuté, il est vrai, que sur le cadavre. Après une incision très courbe à concavité dirigée en bas et en dehors, partant de la racine du nez et se terminant au-dessus de l'échanerure sus-orbilaire, après avoir fait à la paroi antér ieure un petit orifice qui permet d'explorer la cavité, l’auteur pr a-
tique l’incision de l'os parallèlement à l’incision cuta-
née ; à l'extrémité interne, on entamera profondément Los frontal jusqu’à la suture fronto-nasale et à l’extrémité externe on agira de même pour atteindre en bas en arrière la paroi orbitaire de l’os frontal. Il sera facile de faire sauter le lambeau osseux pour obtenir la fracture au-niveau de la paroi mince orbitaire du sinus frontal, tout contre le rebord orbitaire : après le curettage, le nettoyage du sinus, on remettra en place le lambeau osseux et on fera les sutures. *
Ce procédé ostéoplastique nous semble compliqué difficile à réaliser et réellement nous ne voyons pas l’utilité de risquer en cas d'échec un tel délabrement, sans compter les troubles fonctionnels de l'appareil lacrymal, des muscles palpébraux et grand oblique, consécutifs à la mobilisation de ce grand lambeau osseux.
Tels étaient les procédés ostéoplastiques avant la méthode de Chaput : leur nombre plutôt restreint indique bien le peu d'avantage qu'on peut retirer de semblables méthodes et le peu de succès qu’elles donnent dans le cas d’interventions un peu compliquées telles que les sinusites bilatérales.
Chaput a cependant repris ce mode opératoire : par la technique un peu spéciale, les innovations qu'il renferme, il nous intéresse tout particulièrement. Une étude approfondie de ce mode opératoire nous semble nécessaire.
Étude analytique et critique du procédé de Chaput.
C’est un procédé ostéoplastique qui combine :
1° La résection osseuse en U ;
2 Avec le drainage unique.
Un nouveau temps en fait la nouveauté : c’est la résection de la lame perpendiculaire de l’éthmoïde destinée à assurer une communication plus parfaite des deux sinus et un drainage plus facile.
À son avis, l'opération ne doit laisser après elle aucune cicatrice disgracieuse, aucune dépression anormale ; pas de délabrements trop marqués ; drainage déclive et surtout très large. Il reproche aux procédés dans lesquels on résèque une grande étendue de la paroi antérieure de donner lieu à une dépression disgracieuse : les procédés destinés à la corriger sont dangereux (procédé de Martin, de Lyon) car « on ne peut jamais affirmer qu’un corps étrahger sera toléré indéfiniment, les malades sont exposés à recevoir des chocs qui deviendront l’origine d’un travail éliminatoire. »
Son opinion sur la façon de disposer les incisions n’est pas moins catégorique : « On doit, à priori, rejeter les incisions qui ne se confondent pas avec les plis naturels de la région. »
Il est partisan du drainage nasal, comme étant invisible et le plus déclive ; il doit être aussi large que possible sans cependant risquer de provoquer par ses dimensions un effrondrement des parois des ca-
vités nasales et de la paroi interne de l'orbite qui d’ailleurs sera comblée en partie quand les parties molles refoulées reviendront en leur place.
Il intitule son procédé : procédé ostéoplastique
avec ouverture des deux sinus et drainage nasal
maximum.
Les deux idées dominantes de ce procédé consistent: 1° à drainer le sinus malade plus largement que par les autres procédés ; 2° à éviter la dépression ‘ cutanée et la cicatrice disgracieuse.
En voici les principaux temps :
Fig. 1, — Incision du procédé de Caarur,
41° Incision cutanée en U (fig. 1) à concavité supérieure, la partie moyenne de l'U correspondant au sillon naso-frontal : les deux branches verticales passent au niveau de l'extrémité interne des sourcils : elles suivent le trajet des plis verticaux qui se produisent dans le froncement des sourcils. |
2 Taille du lambeau ostéoplastique, en atlaquant, '
le sinus frontal (a le long de la branche horizontale de VU (b au niveau de ses branches verticales et en faisant converger en haut les lignes d'attaque osseuse dont les extrémités supérieures se trouvent cachées sous la peau. |
Le lambeäu osseux resté adhérent à la peau n’est plus retenu alors que par un pédicule osseux (qu'il est facile de rompre par un mouvement de levier)et par la cloison médiane des sinus qu'il faut section ner d’un coup de ciseau à froid.
3° Le lambeau ostéo-cutané est relevé en gant laissant béant les deux sinus frontaux.
On tamponne le sinus sain pour éviter qu'il soit
“infecté pendant les manœuvres de curage du sinus
malade qu’on exécute aussitôt.
4° Effondrement à la gouge de la paroi inférieure des deux sinus que l’on fait communiquer largement avec la fosse nasale correspondante.
5 Résection de loute la région inférieure de la cloison sinusale avec la paroi osseuse quila supporte et de {a lame perpendiculaire de l’ethmoïde sur une hauteur de 2 centimètres environ,
La communication des deux sinus avec les fosses nasales est alors considérable ; ellé est égale au diamètre transversal de la racine du nez.
Go Introduction dans les deux sinus d’une mèche dont l'extrémité passe dans les fosses nasales: le lambeau osseux est réappliqué et la peau suturée hermétiquement. |
Suivent deux résumés d'observations que nous