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duré plus longtemps que lorsqu'il s'agissait simplement de soulèvement périoté. Après la guéri- Son, l’os a repris sa transparence normale et son volume primitif.
L'observation VI est caractéristique à ce point de vue et met nettement en évidence la différence d’évolution entre les cas où les lésions se bornent à un décollement périosté et ceux où les lésions consistent en des foyers d’ostéite. Chez le même enfant, les deux mains sont atteintes : la main droite
présentant des lésions au premier degré, la gauche des lésions d’ostéité. Traïlées concuramment, ces deux mains furent guéries, là première au bout de deux mois ét demi de traitement, la seconde au bout de six mois. .
L'observation VII nous montre la réussite du traitement dans un cas encore plus avancé : les os présentent l’un des vacuoles, l’autre l'aspect «soufflé » caractéristique. Le traitement fut très long, sept mois pour le premier et plus encore pour le second. Mais ces lésions, pourtant avancées, n’ont pas évolué vers la suppuration et la radiographie prise à la fin du traitement montre des os réparés, des vacuoles comblées.
il n’en est pas de même quand la suppuration est établie avant le traitement ; la radiothérapie modifie l’aspect du pus qui devient clair, séreux et momentanément plus abondant, dans la suite elle finit par tarir la suppuration et aboutit à la cicatrisation
Do) 2e
des trajets fistuleux, inais l'os ayant déjà subi la fonte tuberculeuse est irrémédiablement déformé et les observations VIH, IX et X nous montrent, après guérison, des os présentant des pertes de substance parfois assez étendues, ou déformée par. juxtaposition d’os de nouvelle formation.
Il apparaît donc en résumé que si la radiothérapie obtient également des succès à tous les degrés de la maladie, depuis le soulèvement périosté jusqu’à la fonte tuberculeuse avec fistules, la réussite et la restitulio ad integrum seront d'autant mieux assurées que la lésion aura été traitée plus près de son début ; et il y à d'autant plus avantage à employer le traitement radiothérapique précoce que sa durée sera d'autant plus abrégée, que la maladie sera Moins avancée.
De ce côté la méthode n'offre aucune difficulté. Il n’en va pas de même en ce qui concerne l’évaluation des doses. Nous avons vu dans le chapitre ré- … servé à la Technique quelles étaient les grandes lignes qui devaient guider la thérapeutique et la part é qui était laissée à l'appréciation du radiologue traitant.
Difficulté de la méthode. Accidents.
Les observations qui sont publiées iei remontent pour la plupart aux essais de M. ABBERT-WEIL. Aussi : y trouve-t-on dans certains cas du début quelques È
Pa
accidents, légers d’ailleurs et passagers de radioder:
mite. Ils se présentèrent surtout (obs. IX. X.) dans
les cas fistulisés. Or, nous avons vu que pour ceuxci le traitement avait été particulièrement long et suivi ; les doses, durent pour aboutir à un résultat, être fréquemment répétées ; de plus, Ja peau avoisinant les lésions ouvertes présente une radiosensibilité toute particulière et ne supporte pas les doses normales qui amènent la radiodermite avec télangiectasies consécutives (1). Rien d'étonnant dans
: ces conditions à ce que les téguments irradiés aient
présenté de l'érythème ; nouvel argument en faveur dutraitement précoce : le traitement tardif entraîne dans un cercle vicieux : d’une part, nécessité d’irradiation fréquentes et longtemps prolongées, et, d'autre part, sensibilité spéciale de la peau. : Dans une autre observation (no IV), nous consta: tons aussi que la petite malade a présenté, au bout de deux semaines de traitement, de l’érythème des régions exposées. Mais, dans l’espace de ces deux
semaines, elle avait reçu quatre séances, soit deux
pour la face dorsale, deux pour la face palmaire,
ce qui fait une séance par semaine à la dose ma-
xima de 5 H. Or, l'expérience a démontré que cette dose maxima ne devait pas être donnée sur le méme endroit plus souvent que tous les quinze ou vingt jours. Quelque temps après, à la suite de la reprise du traitement, elle présenta un nouvel éry-
(1) KiENBoËCK. loc. cul,
thème, bien que les séanees fussent espacées tous les quinze jours ; on doit alors tenir compte de la sensibilité qu’une première radiodermite laisse à la
peau qui, une fois guérie, est incapable de suppor-
ter des doses de rayons qui, à l’état sain, ne lui auraient causé aucun dommage. — :
Chez une autre petite malade, traitée au début des essais de la méthode et dont l'observation, malheureusement incomplète, n’a pu être rapportée
en entier ici, on observa une radiodermite intense.
à la suite d'irradialions trop fréquentes. Porteuse de plusieurs lésions d’ostéite avec vacuoles au premier et au troisième métacarpiens gauches et au premier métacarpieæ droit ; elle présenta successivement des généralisations à la première phalange du médius, à l’annulaire droits, à la deuxième phalange de l'index droit, au cinquième métacarnien droit. D’avril à juillet elle avait reçu, sur chacune des parties malades, des séances hebdomadaires à la dose de 5 H.
En novembre, on dut reprendre les séances; mais
en décembre une radiodermite intense éclata qui
obligea de cesser le traitement et de confier le sort de l'enfant aux mains des chirurgiens.
Ce fut d'ailleurs le seul insuccès que l’on eut à enregistrer; et il est bien certain que l’on avait affaire, dans ce cas, à une malade particulièrement ‘infectée, ainsi que le prouvent les nombreuses oénéralisalions successives qui eurent lieu pendant la période de traitement.
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no
Comparaison avec les autres méthodes du traitement
C'est à juste titre que tous les traitements insti-
tués contre la tuberculose des petits os longs de la
main où du pied visent avant tout à être conservateurs. Cette maladie étant l'apanage de lenfance et le plus souvent mème de la première enfance, 1l convient de chercher à maintenir autant que possible l’irtégrité du segment atteint. C'est ainsi qu'évolua la Chirurgie, et qu’à l’amputation pure et simple très tardive, in extremis quant à la vie du doigt, a succédé la résection sous-périostée plus précoce,
… opération qui s'efforce de conserver les épiphyses et,
laissant intaets les Cartilages de conjugaison, permet, par l'association avec la méthode sclérogène, la reconstruction et l’accroissement.ultérieur de l'os. La radiothérapie s'offre à nous comme le tfrailement conservateur par excellence, non sanglant. Il est certain que l’on fera plus facilement accepter de bien des mères une série d'irradiaticns sous l’ampoule Rœntgen plutôt qu’une opération chirurgicale sanglante avec les risqués. toujours possibles de l’'anesthésie et de l'infection ultérieure de la plaie. De plus, le traitement radiothérapique a en outre
. l'avantage de laisser la lésion tuberculeuse fermée,
sans ouvrir de voie de dissémination possible au bacille tuberculeux.
Quant au résullat esthétique et fonclionnel, il ge cède en vien au meilleur traitement chirurgical et sera d'autant plus parfait qu'il aura élé plus précoce.
Lé Î