‹ Traitement des Suppurations Cérébro-Méningées Post-Traumatiques par les Corps SulfamidésChapitre 17 sur 21 · VII. — ACCIDENTS CAUSÉS PAR LES SULFAMIDÉS · texte numérisé non relu

VII. — ACCIDENTS CAUSÉS PAR LES SULFAMIDÉS

À lire l’immense littérature française et étrangère concernant les accidents légers et graves entraînés par l’absorption des dérivés sulfamidés, on pourrait croire que leur fréquence est extrême et qu'il s’agit là de corps à manier avec la plus grande prudence, Et pourtant, dans le monde entier, du plus célèbre professeur au plus modeste praticien, tous les médecins prescrivent plusieurs fois par jour ces médicaments soi-disant dangereux. C’est qu’en effet, en : regardant de près, on s'aperçoit que les sulfamides sont peu toxiques. Certes, ils entraînent fréquemment, surtout si on emploie une posologie un peu élevée, des incidents, de petits troubles sans gravité.

Quant aux accidents dramatiques rapportés par quelques auteurs, ils sont rarissimes, témoignent presque toujours d’une hypersensibilité acquise ou non, ou relèvent plus de la maladie que du médicament qu’on a employé pour la juguler. Lorsque nous avons vu employer des doses considérables, dépassant 12 et 15 grammes par jour, soit de Septoplix, soit de Dagénan, nous avouons avoir tremblé pour les globules blancs et rouges, le rein de nos malades. Or ce traitement, continué pendant des jours et des jours, a été constamment bien toléré. Négligeant la signification qu'ils peuvent avoir (intoxication, intolérance, idiosyncrasie), nous classerons ces accidents en bénins, sérieux et graves. Nous chercherons, chaque fois, à en faire une critique aussi exacte que possible.

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