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36 ans atteinte de septicémie à streptocoques avec endocardite maligne. Elle avait absorbé 54 gr. de 693,
Cas de O’Connell : agranulocytose mortelle sur laquelle nous n'avons pu trouver de renseignements précis.
Cas de Abrami : deux frères atteints de blennorragie prennent, en 15 jours, 30 gr. chacun de sulfamide. Apparition d’une panmyélophtysie qui emporte les deux malades en 6 et 9 jours. Il est probable qu’existait dans cette famille uñe fragilité vasculo-sanguine,
Cas de Kenworthy : agranulocytose mortelle après 39 gr. 5 de Prontosil blanc, en 17 jours, pour une septicémie à streptocoques.
Cas de Jeanbon: agranulocytose mortelle chez un blennorragique ayant pris des doses très fortes de façon irrégulière et ayant reçu dans les jours précédents une injection de rappel d’un vaccin mixte.
Cas de Tzanck : agranulocytose mortelle chez un homme de 52 ans qui absorbe une dizaine de grammes de Dagénan pour soigner une grippe. Quinze jours après, se one de nouveau fébrile, il recourt au même médicament : 2 gr. pendant trois Jours. Une granulocytopémie se déclanche contre te on ne pourra lutter ct cacement. Mais ce malade était un asthmatique intolérant à l’iodure de potassium, qui, par ailleurs, a fait un choc violent lors d'une injection en nucléotide de pentose.
A côté de ces quinze cas d’aplasie myéloïde, nous eiterons plus brièvement d’autres observations de granulocytopénies curables : Jennings (94 gr. en 21 jours de 1162 F), Touraine (chez un sujet avant déjà reçu du Bivatol et du Sulfar en même temps que le Septoplhix), Rosenthal (95 gr. de sulfapyridine chez un enfant), Scott (après 100 gr. d’ Dion) , Coxon et Forbes (57 gr. de 693).
En fait, dans presque toutes ces observations, les sulfamides ne sont pas seuls en cause, On pourrait aussi bien accuser, soit la maladie infectieuse contre laquelle on cherche à lutter, soit un terrain prédisposé aux troubles sanguins, soit d’autres médicaments donnés en même temps (arsenie, bismuth, salyeilate, pyramidon, chloral. aspirine, ete...). Et, de ce fait, les auteurs qui ont étudié l’action des corps sulfamidés sur les globules blancs n’ont n’ont noté que des modifications bénignes.
TJ, A. Bilger et W. 1. Clifton ont très fréquemment observé une leucopénie mais n’ont Jamais vu n1 agranulocytose ni granulocytopénie.
Barbellion a pu constater, dans 12 p. 109 des cas, une hyperleucocytose le plus souvent infime.
A. Wasson signale que, dans la moitié des cas, les polynueléai. res tomberaient au-dessous de 60 p. 100. Far ailleurs, on observerait fréquemment une myélocytose (3 à 10 % de myélocytes ou de promyélocytes). Enfin, dans presque la moitié des cas, 1l y aurait augmentation des éosinophiles (5 à 10 %).
Pour notre part, nous n’avons jamais constaté de modifications
importantes de la série blanche. La seule anomalie de la formule qui ait retenu notre attention est la quasi-constance d’une très légère réaction myélémique (1 à 5 myélocytes %).
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D'ailleurs, en relisant les observations où ont été utilisées de grosses doses de 1162 F ou de 693, nous n’avons trouvé que des modifications sanguines insignifiantes.
Ainsi mis à part, les
accidents bénins, les sulfamides et, en particulier, ceux que nous
avons utilisés, Septoplix et Dagénan, ne donnent lieu qu’à un minimum de perturbations. Quand celles-ci se produisent, on trouve à leur origine, soit une infection grave, soit d’autres médicaments dont la toxicité est connue, soit une susceptibilité individuelle souvent imprévisible, mais dont il faut-tenir
compte chez l’homme et, surtout chez l’homme malade (P. Harvier).
La sulfamidothérapie ne mérite pas la longue série de reproches qui lui ont été faits. La plupart des auteurs qui n’ont pas peur d’une posologie élevée sont d'accord à ce sujet :
Domagk a pu donner, sans inconvénient, à la souris, 0 gr. 50 de sulfamido-chrysoïdine par kilo.
Fourneau à donné 1 gr. 50.
En clinique, Halphen, avee 150 gr, chez une fillette de 11 ans, n’a noté qu'une anémie à 3.000.000.
R. Martin, après 300 er, de Septoplix + 123 gr. de Dagénan en 47 jours chez un enfant de 16 ans, n’a observé qu'une anémie passagère à 3.000.000. J. Huber et J.-A. Lièvre, avec 91 gr. de 1162 F + T5 gr. de 693 en 1 mois chez un enfant de 8 ans 1/2, ont observé une anémie à 2.100.000, sans modification de la série blanche.
Lesné a pu donner, sans incident, 3 gr. de 1162 K par jour,
pendant plusieurs semaines, à un nourrisson de 2? mois pesant
5 kilos.
Ribadeau-Dumas, chez 25 nourrissons prématurés, n’a constaté que 2? anémies diserètes avec, dans un cas, abaissement du nombre des leucoeytes : dans un autre cas, diminution des polynueléaires,
Chez l'adulte, Worms-Resesco n’ont jamais vu de troubles gra- É Le Le € yes. Mme Bertrand-Fontaine, après 114 gr. de 693 et 62 gr. de 1162 F. n’a constaté qu'une anémie modérée à 2.600.000.
Bref, les accidents vraiment imputables aux sulfamides sont fort rares. Les dernières publications à la S.M.H.P., sur le traitement des ménigites à méningocoque, à l’Académie de Chirurgie, sur le traitement des plaies de guerre, en font foi. Néanmoins, on ne saurait être trop prudent et, dans tous les cas, il y a lieu de veiller à ce que les précautions d'usage soient prises :
: Pas de purgatifs salins.
Abstention d'aliments fermentescibles (œufs, en particulier).
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Abstention moins absolue de médicaments comme l’antipyrine, le chloral, ete.
Administration d’eau bicarbonatée,
Surveillance des malades au point de vue hépatique, rénal et surtout sanguin (numérations répétées, surtout pendant la première semaine).
Se méfier enfin des reprises d’un traitement interrompu. Personnellement nous n’avons jamais eu de catastrophe en le faisant,
mais bien des accidents graves sont survenus dans ces conditions.