RER
Ellis, dans deux cas, observe une action nette sur la température, tandis que le streptocoque persiste dans le sang.
Scarlatine : Benn voit tomber de 27,5 p. 100 à 15. p. 100 Ia proportion des complications.
Pleurésies purulentes : la guérison a pu être obtenue par les seuls moyens médicaux dans plusieurs cas : Germain (1), Weill- Hallé (1), Marquézy (2 cas chez le nourrisson), Lévy-Valensi (1), \. Fiessenger (2) montre que-la guérison survient soit que le Hquide s’ée frélese, soit qu'il reste Durulén tout en étant stérile.
Arthrites suppurées à streptocoques : mêmes remarques. 2° PNXRUMOCOCCIES :
Pneumonties : voient leur pronostic très amélioré; encore que l’apyrexie précoce ne corresponde pas toujours à la guérison anatomique ni même clinique. Cain insiste sur ce fait en rapportant 6 cas de guérisons sur 6 cas de pneumonies graves. En fait, ce sont les statistiques des auteurs anglo-saxons et nordiques qui sont les plus démonstratives : Don et Luxton voient la mortalité passer de 235 à 30 p. 100 à moins de 6 p. 100 (sur 200 cas). Price ne perd que 15 p. 100 de ses pneumoniques au lieu de 30 p. 100 (115 cas). Les statistiques de Rônecke et Vogt, Anderson et Cairns sont très proches des précédentes. Pour Le Fèvre de Arrie, la mortalité tombe de 40 à 12 p. 100, Certains auteurs établissent une comparaison, au cours d’une même épidémie entre des sujets soignés par le sérum et ceux qui ont reçu des sulfamides. La mortalité est de 11 p. 100 pour les malades traités par les sulfamidés, de 16, è p. 100 pour les autres. Les chiffres de Kenikès sont comparables. Ceux d'Evans et Gaisford plus nets encore : 8 p. 100 au lieu de 27 p. 100. Au XIX° Congrès Nordique de médecine interne, la hotels par pneumonie est de 13,9 p. 100 au Danemark, où on a utilisé uniquement le sérum, elle n’est que de 6 p, 100 en Finlande, de 5,8 p. 100 en Norvège, pays où les pneumoniques sont soignés par les sulfamides. Par ailleurs, G. Nicolle signale les très bons résultats qu’il a obtenus par les sulfamdies dans la pneumonie du Noir.
Septicémies à pneumocoques : Ch. Don et Luxton n’ont qu’une mortalité de 20 p. 100 au lieu de plus de 50 p. 100 dans 16 cas de pneumonie avec septicémie à pneumocoques.
En dehors de cette statistique, nous n'avons trouvé que peu de ces rapportés : ceux mortels de FH. Bénard et de Huber, celui heureux
de Dyke.
Wéningite à pneumocoque : La mortalité y était jadis de 109 p. 100. En 1959, B. Hervel et H, Mitchell avaient pu retrouver dans la littérature 30 cas de guérison. Depuis cette période, nous en avons retrouvé 8 cas : Germain, Chiray (2 cas), Dereux, Damez (chez un enfant de 7 mois), Taunay, Denoyelle, Bolzinger: sans compter les observations qui n’ont pas été rappottées dans une société savante. Telle une malade du service de neuro-chirurgie de la Pitié qui à guéri en 10 jours, après fvoir absorbé 50 gr. de Dagénan, d’une méningite
post-otitique à pneumocoque IIT. Dans les observations de E. Maw. Mme Bertrand-Fontaine et Huber, l’évolution vers la mort ne fut que ralentie.
3° STAPHYLOCOCCIES
Septicémies à staphylocoques: Nous avons trouvé plusieurs observations de cas guéris : Josserand (1 cas), Thornill (2 cas), N. $. Pinton (1 cas), O’Brien et Mac Carty (1 cas), Maxwell (1 cas).
Méningites à staphylocoques : Plusieurs cas de guérison connus: Il. Janet (chez un nourrisson de 6 mois et demi), Sebileau (1 cas), Bloch (un cas chez un nourrisson de 17 jours). Dans un cas de Paliard, la méningite à guéri, mais la septicémie persista et l’enfant est mort.
4° GonococctEs : Nous n’y insisterons pas.
Uréthrite blennorragique : 80 p. 100 de guérisons en quelques Jours.
Æpidimyte : guérison dans 85 p. 100 des cas (Beltramini), 7 fois sur 7 (Favre), 4 fois sur 4 cas (Juvin), 4 fois sur 4 cas (Pautrier).
Prostatite : très bons résultats dans les trois quarts des cas (Darset, Bonnet, Pautrier, Favre).
Rhumatisme : très bons résultats dans les mono-arthrites (Favre, Gaté, Thiers et Jeune, Juvin) ; échecs fréquents dans les polyarthrites.
Blennoragie féminine : 6T p. 100 de guérisons (Durel).
Salpingites : 2 cas guéris sur 2 (Juvin), 7 sur 9 (Favre et Gaté).
Conjonctivites : guérison très rapide (Pautru, G. Sourdille, A. Dollfus, Magitot, Pagès, Ribadeau-Dumas).
Vulvites gonococciques : action remarquable (R. Martin).
Septicémie à gonocoques : guérison dans 1 eas de Schultze.
Péritonite gonococcique : guérison dans 1 cas de Weill-Hallé.
5° MÉNINGOCOCCIES :
Septicémies méningococciques : ? cas guéris sur ? traités (I. F. Zendell), Célice (2 cas guéris), Lemierre (1), Dineson (1), Poinso (1).
Méningite cérébro-spinale à méningocoques : Klle constitue le triomphe de la sulfamido-thérapie. Le plus souvent, en 24 heures, même chez des malades arrivés dans le coma, on a déjà l’impression que la partie est gagnée. Le troisième où quatrième jour, le liquide est devenu clair et ne contient plus que des lymphocytes. La mortalité, autrefois de 80 p. 100 (Weill-Hallé), 56 p. 100 (Debré), 25 où 26 p. 100 en Belgique (Le Fèvre de Arrie) tombe à 10 et 7 p. 100 (Banks) et, sans doute, à moins encore si on en juge par les statistiques récentes. Eldhal (12 guérisons sur 12 cas), Willien (5 sur 5), Worms (5 sur 5), Boudet (13 sur 15), R. Martin (16 sur 16), Jobson 6 sur 6), Chouroff (23 sur 25), Murraz (1,39 p.100 de
Ed
mortalité en milieu colonial), Rathery (60 sur 63). E. Lesné et D. Rouget (14 sur 14), Broca et Mlle Favre (13 sur 13). En cas de chimio-résistance ou de récidives, il serait bon d’associer le sérum aux sulfamides (J. J. Gournay, qui a eu 2? morts sur 5 cas).
Enfin, Marquézy, Célice, Huber stérilisent rapidement, par de petites doses de sulfamides, 97,5 p. 100 de porteurs de germes méningococciques.
= Telles sont les grandes infections dans lesquelles les sulfamides sont particulièrement actifs : mais il en est bien d’autres dans lesquelles ces corps ont pu être utilisés avec succès.
G° SEPTICÉMIE A FRIEDLANDER : un cas guéri (Nuger).
7° MÉNINGITE À PRoTÉUS : 2 cas guéris (S. Basman et Mouquin).
8° LE PRONOSTIC DES BRONCHO-PNEUMONIES INFANTILES : serait amélioré pour Lereboullet. En fait, la plupart des pédiatres français pensent qu'il s’agit là d’une des rares pneumopathies aiguës où les sulfamides sont inefficaces.
9° OTITES, MASTOÏDITES : Les sulfamidés agissent sur l’otite, mais non sur les lésions osseuses. Au XLIII° Congrès Français d’'O.R.L., tous les auteurs se sont montrés d’accord sur ce point. En cas de méningite d’origine labyrinthique, les sulfamides ne deviennent actifs que si on à préalablement trépané le labyrinthe
(Halphen).
10° OsrTérres : Les résultats sont contradictoires : Cl. Vincent nie l’efficacité du 1162 F dans les ostéites post-traumatiques du crâne et du rachis. Bucy n’a guère eu de succès dans l’ostéomyelite chronique, Duvernoix, Wilmoth par contre sont satisfaits des résultats qu'ils ont obtenus. Mitchell vante l’action de l’Uliron dans l’ostéomyélite aiguë.
11° INFECTION URINAIRE ET COLIBACILLOSE : Les sulfamides don- :
nent de grosses améliorations, surtout si les urines sont alealines
(Théo-Marti).
12° CHancre mou : Guérison dans 6 cas sur 11, dans 10 sur 11, si on y adjoint le saupoudrage local (Sézary, Lépinay).
13° Marapre DE Nicoras-Favre : Les résultats sont bons dans les cas récents, dit Weissenbach, qui a vu 4 malades guérir en 4 jours. Phylactos a rapporté un cas de guérison. Sézary affirme que les sulfamides guérissent rapidement les cas aigus, plus lentement les anciens, et agissent nettement sur les formes rectales.
14° Mérrrococcre : Bon nombre d'observations suggestives ont
SE publiées notamment par Coronat, Thévaut, Béthoux et Gourdon.
FE Nc + AS .
__ 15° ABCÈS DU FOIE : 2 cas de guérison, sans traitement chirur- ep 3 » . .
gical ont fait l’objet d’une communication de Ottenberg.
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a. R . AA 01 > : Se , / .
16 PEuPHrGus : Il réagit très bien à la sulfamidothérapie comme l’ont signalé Lesné et Came.
17° Des NÉVRITFS AIGUES : Ont été heureusement influencées (Néal et plus récémment Guillain).
18° Nèrxrrres : Certaines sont très améliorées par les sulfamides : les néphrites érysipélateuses (Mayer, Lemierre) ; les néphrites hématuriques (Tixier, Young, Thiers).
19° Il n’est pas jusqu'au CHARBON (Chanial, Mintréanu, Brimont), au TRACHOME (Sperman, F. Jasseron, Poleff) qui n’aient été œuéris par les sulfamides.
20° Les PLAIES et notamment les plaies de guerré ont vu leur pronostic très amélioré par les sulfamides saupoudrés in situ et administrés per os (Legroux, Chorine, Levaditi, E. Martin, A. Gosset, d’'Harcourt, N. K. Jensen, J. Tréfouël, F. d’Allaines, A. Basset, L. Sauvé), Les travaux de Bohlmann, de R. Monod et R. Claisse mettent en valeur l’action préventive et jusqu’à un certain point, curative, de la gangrène gazeuse (d’Harcourt, 3 morts sur 10 cas de gangrène gazeuse).
21° Enfin les sulfamides sont actifs dans LES SUPPURATIONS CÉRÉ- BRALES : Déjà Hubert et Leroux avaient noté qu’ils facilitaient le drainage, diminuaient la durée de la suppuration et évitaient les lésions d’encéphalite dans les abcès du cerveau post-otitiques. Bucy, de son côté, dans les mêmes abcès, vantait l’heureux effet des sulfamides et leur rôle préventif contre la méningite post-opératoire.
Mais les abcès d’origine auriculaire ne sont nullement comparables à ceux qu’entraînent les traumatismes du crâne. À ce sujet, Cl. Vincent, Th. de Martel, Rouvillois, Chevassu, Robineau avaient préconisé la sulfamidothérapie préventive dans les plaies craniocérébrales.
Guillaume et Garcin ont estimé que, grâce à cette précaution les complications infectieuses étaient moins fréquentes qu’ils n’auraient pu le craindre, R. Monod, David font les mêmes constatations. Mais il s'agissait Ià d’une thérapeutique préventive, ou tout au moins précoce, 5
Pour notre part, nous avons observé dans le service de notre mattre, le Professeur CI. Vincent, des suppurations intra-cérébrales tardives, organisées autour de projectiles métalliques ou osseux : véritables encéphalites suppurées, très différentes des abcès habituellement encapsulés d’origine otitique qu'observaient les chirurgiens du temps de paix, différentes aussi des lésions qu’on a pu suivre dans les ambulances neuro-chirurgicales où les blessés étaient amenés, sinon dans les premières heures, du moins dans les jours qui suivaient immédiatement la blessure.