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CHAPITRE IV d $ RIRE à à

Les Boues Radio-Actives ee ob

2 Les boues radio- actives ne sont pas, comme on at J croire, un produit préparé spécialement pour un usage thérapeutique. C’est un résidu de fabrication, résultant du traitement des minerais d’ urane.

Dans une conférence faite en 1909 au Muséum A 3 LC HARAS ERRE 0 52 : toire Naturelle de Paris, sous la présidence de M. le Pro- “60 3 fesseur Gaucher (Archives générales de Médecine, juillet ME 1909), par M. le D' Octave Claude, on trouve les renseignements les plus précis sur ces boues :

BTE Re a tp . M. Octave Se PI RSTente Ho

Lee paraissent absolument Rébliaeables et peuvent bel consià | dérées comme inactives. Le polonium existe également à £ PA l'état de simples traces, quand les boues sont jeunes, et est - aussi néglig geable, car vous savez avec quelle rapidité ce | corps se désintègre. Au contraire, la présence constante de res l .. est des plus importantes; les boues radioactives sont, à proprement parler, des boues actinifères et toute ge leur radioactivité peut être rapportée à l'actinium.

Men

« Cette activité globale est de 0,15, c’est-à-dire cinquante fois plus forte que celle des boues radioactives naturelles les plus connues. |

« M. Matout vous a dit que l’actinium était le Corps radioactif le plus actif : le tableau comparatif suivant le confirme:

Rapport des activités.

« Actinium (environ) ..... , 20.000.000 | « Radium (environ) ..... 2.000.000

a DAME 2e 1

« Boues utilisées ........ 0,15

« En se basant sur ces chiffres, il est facile de calculer que les boues contiennent 1/30.000. ut de leur as d’actinium.

« Comme le radium, l'actinium émet des rayons 2, Sety,

les deux premiers corpusculaires, les rayons étant vibratoires. Mais il s’agit de ressemblance, non d’analogie complète.

« Le tableau de la famille de l’actinium montre tout d'abord que les rayons : sont émis en très grande majorité, la formule du rayonnement diffère done de celle du radium. Quant à la nature des rayons, les phy siciens leur trouvent des qualités suffisamment nettes, pour les nommer «, 5 et y; mais il n'est point établi que, même au point de vue physique, l'identité soit absolue avec les

rayons de même nom du radium. Et, tandis que les rayons

8 du radium se subdivisent en 5 mous, 8 intermédiaires et B durs, les rayons £ de Vrree dans les boues,

sont éminemment homogènes. Pour éclairer cette question,

il Serait intéressant d’ élntlins non seulement au point dé vue physique, mais au point de vue biologique, l’ actinium pur. Mais ce corps présente une telle affinité pour les terres rares, qu'il est pratiquement presque impossible de — l'obtenir isolé. C’est là une grosse difficulté, sinon un obs: tacle insurmontable, qui nous a encouragé à à l’étudier tel qu’il est dans les boues. »

L'intérêt au point de vue thérapeutique des boues radio: 2 actives tient d’une part aux ressemblances, et d’autre part "2 4 aux différences qu’elles présentent avec les boues thermales ;

et les appareils à radium : po ?

A) La présence de l’émanation permettait a priori de chercher à appliquer les boues dans les circonstances où les boues thermales sont utilisées. L'origine différente (actinium) de cette émanation, sa constance égale (présence de

Corps radioactif en action dans la boue), la coexistence de radiation directe «57 avec l’émanathon, le pourcentage des rayons (surtout «), l'activité plus forte des boues radioactives (50 fois) permettait de prévoir de nouvelles et plus complètes applications;

3 . B) Comme les appareils radifères, les boues radio-actives L 2 4 émettent des rayons « 67, Mais c'est un appareil mal- | ! léable, souple, utilisant par unité de surface de petites : + doses, mais pouvant être employé sur telle étendue qu’on +

D. lédésire. |

- « Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’un appareil à sel libre LE ou à sel collé, sans doute très facile à modifier, suivant les - diverses circonstances, mais dont l’application reste limitée à une partie de l’organisme plus ou moins restreinte. Nous sommes en présence d’une pâte molle pouvant s’éten-

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ir — 36 — 4 Î er J

On peut l’employer en application directe, ou bien en suspension dans l’eau, et plonger le malade tout entier, s’il le faut, dans un bain radioactif. L’agent se présente donc

-comme particulièrement souple. Il est donc possible de pro-

portionner instantanément et facilement le territoire d’action directe de la boue à l'étendue du mal. S'il s’agit de lésions multiples ou d’affection générale, on peut réaliser un enveloppement total.

« Cette malléabilité de la boue permet aussi de faire varier considérabiement la dose de rayonnement employé. L'activité de la boue est de 0,15, ce qui signifie qu’un cen- :

tigramme de boue étalée sur un centimètre carré donne un rayonnement global, non pas de 1 comme { centigramme

d'uranium, mais de 0,15. Comme nous employons les boues

sans filtration aucune par des écrans, cette activité globale est identique au rayonnement extérieur de chaque centigramme utilisé.

« Dans les appareils à sels de radium, l’activité globale est toujours beaucoup plus forte, 100.000, 200.000, 500.000, etc., le rayonnement extérieur demeure encoré très fort s’il y a filtration : 20.000, 6. .000, 900, etc., mais la surface d’action reste toujours faible, réduite à quelques centimètres carrés. Avec la boue, le rayonnement 0,15 peut, s’il s’agit d’un bain ou d’un enveloppement, être multiplié par un chiffre allant jusqu’à celui de la surface du corps exprimée en centimètres carrés et si nous considérons que l’on peut étaler en couche mince et entièrement utile plus d’un pe de boue sur un centimètre de peau, nous arrivons à un total bien plus fort. Ainsi, tout en par-

dre sur une large surface, aussi bien que sur une petite.

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