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CHAPITRE I Les Poudres Radiières

C’est au cours d’une série d’études sur l’action des sels

de radium employés à à petites doses que M. -Chevrier eut l’idée de les appliquer au traitement des ulcères v variqueux. Fe FA

IL observa, d’une manière générale, que « le radium à à « petites doses produit des effets excitants, qu’ on com- « mence à peine à étudier, tandis qu’à haute dose, ila des « effets sidérants et nécrosants qu’ on a. connus d’abord. « Cette antithèse entre l’action des faibles et des. hottes us . « doses n’a rien d’étrange ni de mystérieux; elle est la vé « rification d’une loi de pathologie générale qui s’applique « à la plupart des agents physiques et des médicaments ». M. Chevrier a traité des plaies ouvertes et des ulcères, plaies profondes, plaies atones bourgeonnantes et non bourgeonnantes. Il a essayé successivement l'emploi 4 se, d’injections péri et sous-ulcéreuses de sels insolubles, ve | na l’emploi de pommades; enfin, pour des raisons de commo- Se

dité d’emploi et d'économie, il a utilisé les poudres radi-

fères. Il a étudié ainsi successivement une foule de subs

tances, sucre, bicarbonate, perborate, érythrol, etc... con- LES l À À

tenant de 1 à 5 microgrammes par gramme de sulfate de ge

Ra de HART de radium, Ps Aie étant nine au gramme ou au centimètre cube. jrs partie de ses résultats : ils ont été remarquables, au point de eue vue de la rapidité de la cicatrisation. De durée variable Su 2 avec les conditions individuelles, le bourgeonnement et l'épidermisation (centripète ou par flots isolés, comme S il Er avait des greffes spontanées), $e fait notablement plus Ë vite qu'avec tout autre thérapeutique (M. Chevrier a institué sur certains malades des expériences comparatives), : Si rapidement qu'il ya parfois tatouage par inclusion des poudres employées. | M. Chevrier cite l’observation suivante : Fe | Observation 1. — (Résumé d’une obs. de M. Chevrier parue dans le Progrès Médical, 2 avril 1910, N° 14.) tr Joséphine, 48 ans. À déjà été soignée, d’ août à octobre 1908 pour un large ulcère de jambe. là Dre Le:25 janvier, elle revient avec d° énormes ulcères des deux jambes, deux sur la jambe gauche (face interne et face externe), grands chacun à à peu pute comme la main, un seul sur la jambe droite. É | Après 10 jours de désinfection par des pansements humides, applications de poudre de perborate radifère. Les ulcères cicatrisent avec une rapidité extraordinaire. En 1 semaines, les | énormes pertes de substance étaient épider- | misées. Jn'ya pas eu depuis de nouveaux ulcères sur les

régions traitées.

Corps radio- actifs, action déjà connue (H. Dominici, Acad.

Es M. Chevrier a publié (Progrès Médical, 2 avril 1910) une

en:

… Donc, en dehors de |’ action analgésiante et sédative des”

ee ee

de Médecine, 5 mars 1907), M. Chevrier met en lumièré l’action du radium à faibles doses, action non seulement sur la nutrition et l’hématopoièse (résultats de ses pre- Mières études), mais encore amenant des modifications locales fort intéressantes par leur rôle excitateur et véritablement trophique.

Secondairement, M. Chevrier a été amené à imaginer la possibilité d’une guérison esthétique des pertes de subs-. tance en général, par l’emploi de poudres inertes convenablement colorées, servant de substratum au radium; et, surtout, il a pu envisager la probabilité pour ces cicatrices d’être plus solides que les cicatrices ordinaires d’ulcères. (J'espère,dit-il,queles cicatrices radio-activées don- « neront des cicatrices plus résistantes; plus vivaces. Le « trophisme des tissus pourra sans doute être amélioré « localement. » | Enfin, il est un fait particulièrement intéressant dans ces études, fait que nous avons d’ailléurs retrouvé dans l’action des boues radio-actives. (Obs. 14.) M. Chevrier signale que Souvent, en dehors de l’épidermisation centripète, il s’est fait des îlots d’épidermisation venus de la profondeur, comme par une véritable greffe spontanée, produite par l'influence du radium, semblables à ceux que nous représenions ci-dessous et qui sont la reproduction de calques dus à l’obligeance de M. Chevrier et qu’il prit sur des ulcères, en utilisant la colle d’architecte dûment stérilisée. I1 ÿ a là une action excessivement curieuse des sels de radium. Depuis sa publication, M. Chevrier a légèrement modifié sa technique et voici celle qu’il emploie actuellement. Il utilise maintenant des poudres radifères à 10 micro-

& UOTE L 7 SIA à APE { me J Vi à. 4214 MS cote) L'OARNE 10 ares x RCUAT MER 14 k

grammes de sulfate de radium. La base du traitement est M) SU RTE UE SNS RGO LME NES Fr NATES HER ss à lé perborate de soude radifère. Il en saupoudre l’uleère en.

& ac: Fe a. x : En res ‘ es Fe dépassant notablement (1/2 à { centimètre) les bords de la plaie. IL se sert pour cela d’un morceau de gaze stérilisée —

a appliqué sur le goulot du flacon à poudre radifère et le transformant en une sorte de « salière ». Il faut assez peu

; L V4 3 £ A = Pic, 4. — P. 56 ans traité par les poudres radiféres.. Phases successives d'nn même ée nicère (7, 11, 18 avril) montrant les îlots epidermisés venus (le la profou-

dl" deur comme par une greffe” " 6

: 4e Les dé perborate, puisque chaque grain, en tombant sur la plaie ; devient le centre d’une bulle d’eau oxygénée. | 4 Actuellement, M. Chevrier associe au perborate d’autres > “poudres radifères, l’érythrol dont il saupoudre (après sau- poudrage au perborate) le centre de l’ulcère. Enfin ayant expérimenté le scharlachroth radifère, — ceci en raison 5 dés propriétés hautement épidermigènes de ce Scharlachroth, signalées par les Allemands, — il a reconnu qu'il

Lè / , se Si

ment en Saupoudrage très léger (après ceux au perborate et à l’érythrol) sur le centre même de l’ ulcère.

M. Chevrier a obtenu de cette triple association des résultats vraiment remarquables. A vrai dire, il associait les diverses poudres en proportions variées suivant les indica-

tions et variant d’un pansement à l’autre (tous les 3 jours environ). | £

Voici à cet égard l’ observation la plus probante qu’il a

bien voulu nous communiquer.

Observation 2. (Inédite). — Femme de 73 ans. Parkinso-

nienne.

Présente une véritable paraplégie des deux jambes.

La marche est presque impossible. Jambes très variqueuses

et éléphantiasiques. La malade souffre depuis très long-

temps d’un ulcère variqueux de la jambe gauche, face

externe, au-dessus de la malléole de 7 cm. environ sur | 5 em. ulcère très creusé et à bords calleux. Cet ulcère a

fait l” objet, en vain, des traitements les plus variés, notam-

ment des traitements classiques appliqués par des médecins compétents. La malade souffre énormément et se plaint de ne pouvoir dormir. |

Dès la première application (perborate, érythrol, scharlachroth radifère) il y a un tel soulagement que la malade

peut dormir. Elle annonce même à son entourage qu'elle

est sûre d’être guérie et qu’en enlevant le pansement, on trouvera l’ulcère cicatrisé. En réalité, et naturellement, on le trouve seulement amélioré et bourgeonnant. En 20 jours, guérison complète, Au bout d’un an, la guérison s ‘est maintenue. La mélade a été perdue de vue ensuite. Mais il est vraisemblable que (sauf l’ hypothèse de décès), elle serait revenue si l’ulcère avait récidivé. |

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fallait être trés. réservé dans son na et l’utilise seule- .

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