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queuse et le périoste en dehors et en dedans de chaque incision du maxillaire. Replaçant alors le tubercule dans la fissure, il amène en présence les incisions pratiquées sur le maxillaire et le lobule incisif et suture ensemble d’abord les deux lèvres postérieures de chaque côté, puis les deux lèvres antérieures. Il crée ainsi un véritable pont résistant de muqueuse et de périoste entre le maxillaire et l’os incisif. On voit l'avantage sérieux qu’on peut retirer de cette pratique tant au point de vue de la mise en place du tubercule que pour son ossi-
fication future et sa consolidation. » (Gourdon).
Fig. 2. — Résection de tout le pédicule de l'os intermaxillaire.
En À, la portion hachurée indique la zone à réséquer.
En B après la résection. L’os intermaxillaire à subi un mouvement de charnière et un mouvement de translation en arrière. Ces mouvements n’intéressent pas la cloison. Le nez n’est pas modifié.
M. Veau fit une opération analogue sur quatre sujets, mais il préféra se servir d’une incision postérieure suivant le bord
inférieur du vomer et empiêtant en avant sur la face posté-
site
rieure de l’intermaxillaire. Après décollement du périoste, il attaqua la cloison au-dessus de l’intermaxillaire à la pince
coupante et à la pince gouge.
M. Ombrèdanne emploie aussi ce procédé. C’est celui que nous lui avons toujours vu faire. C’est celui qu'il a décrit
dans son traité de technique chirurgicale infantile.
En définitive ce qui caractérise la résection du pédicule de l’intermaxillaire c'est que :
La résection ne porte plus que sur le segment inférieur de la cloison.
Elle intéresse à la fois le vomer et le cartilage de la cloison.
Elle affecte une forme triangulaire à sommet antérieur, à
base postérieure.
Ce qui la différencie essentiellement de la méthode Blandin- Mirault c'est que la réduction de l’intermaxillaire n’entraîne pas un déplacement du nez en masse d'avant en arrière, mais
simplement un déplacement du tubercule médian seul.
C. — Résection du col de l'intermaxillaire. — Cette technique offre le maximum de simplicité. Il suffit, en effet, d’inciser la muqueuse le long du bord inférieur du vomer en empiétant sur la face postérieure de l’intermaxillaire. On décolle le périoste sur les deux faces de la cloison en ayant soin d’aller jusqu’à la pointe du nez en avant. On introduit alors une pince coupante et l’on sectionne le col de l’intermaxillaire. Celui-ci devenu mobile on abrase légèrement sa
face cruentée avec une pince gouge, puis on le refoule en
arrière. Ici le refoulement se fait grâce à un mouvement de
translation de l’os intermaxillaire seul.
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Fig. 3. —- Section du col de l’intermaxillaire. L'’intermaxillaire est refoulé par un mouvement de translation en arrière qui n’intéresse que lui. Le nez n’est pas modifié.
Si l’intermaxillaire ne peut pénétrer dans la brèche alvéolaire : Lannelongue après avoir enlevé les incisives latérales retranche un petit fragment sur l’une ou sur l’autre des deux faces latérales en respectant le plus possible les follicules dentaires. Broca fait remarquer qu'il'suffit d’abraser la pointe des arcades alvéolaires postérieures qui est constituée par une muqueuse épaisse dans laquelle est le germe de l'incisive précanine, souvent dépourvue d’alvéole osseuse. On gagnera ainsi de chaque côté trois ou quatre millimètres sans toucher au squelette. Dans un de nos derniers cas, M. Veau enucléa les ébauches incisives latérales de l’inter-
maxillaire ce qui permit la réduction.