‹ Traitement du bec-de-lèvre bilatéral complexe (gueule-de-loup)Chapitre 18 sur 56 · PULL · texte numérisé non relu

PULL

Fig. 22

À. — Coupe d’une lèvre normale d’après Testut.

B. — Coupe d’une lèvre après technique classique à lambeaux.

C. — La situation que devrait occuper le lambeau pour donner une lèvre proéminente.

D. — Coupe de la lèvre après conservation du lambeau d’avive nent

Le segment cutané de la lèvre est en trait plein, la muqueuse est indiquée par une ligne hachurée. 1

a représente la coupe de la ligne cutanéa-muqueuse du tubercuie médian.

, b représente la coupe de la ligne cutanéo-muqueuse du lambeau latcral.

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Robert Ch... 0" ans.

17 Opération. juillet 1915. 2® opération, avril 1916

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Robert Ch... à 7 ans. Après traitement.

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Robert Ch... à 7 ans. Après traitement.

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*‘embre 1917.

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après traitement. À cinq ans.

lèvre avec la situation que devrait occuper le lambeau pour donner une lèvre proéminente. Il à fallu le faire basculer de 459, la surface cruentée de supérieure est devenue postérosupérieure mais il existe alors une perte de substance triangulaire à base postérieure. Comment la combler. Il suffit pour cela de ne pas exciser le bord inférieur du tubercule cutané médian ; nous nous bornerons à ne traverser que le segment antérieur de son épaisseur. Nous aurons alors un lambeau muqueux et cutané à pédicule postéro-supérieure qui basculé en bas viendra renforcer la partie inférieure de

la lèvre et la rendra proéminente.

C’est en se basant sur ces idées théoriques qu'a été imaginé, après quelques tâtonnements, le procédé qui sera décrit au chapitre technique opératoire.

Les résultats obtenus sont vraiment excellents.

Les planches XI, XII, XIII, qui représentent le sujet de l'observation XVI. Les planches XIV et XIV, qui montrent

le résultat obtenu dans l'observation XIX en sont la preuve.

Mais il ne faudrait pas croire que le seul fait de garder toute la muqueuse donnera une lèvre parfaite. On aura toujours une lèvre saillante, non aplatie, mais pour avoir une portion muqueuse bien proéminente il importe d'avoir un appareil musculaire bien restauré, sinon le segment muqueux sera flasque, manquant de consistance à la partie moyenne. C’est ce qui nous est arrivé dans l'observation XX à une époque où l'importance de la suture des muscles ne

nous était pas encore bien apparue.

En recherchant les techniques utilisées par les différents.

re

chirurgiens nous en avons trouvés trois qui sont basées sur

le même principe.

Technique d'Esmarch (1883) (fig. 23). — Esmarch taille sur la partie interne des deux lèvres latérales un lambeau muqueux à base inférieure en incisant le long de la ligne cutanéo-muqueuse. Ces lambeaux sont identiques à ceux de

Clémot. Sur le tubercule cutané médian il avive en incisant

Fig. 23%. — Technique d'Esmarch.

le long de la ligne cutanéo-muqueuse, mais cette incision n'est pas perforante. Il rabbat en arrière ce lambeau d’avivement qu'il divise en trois segments, deux latéraux et un inférieur.

Les segments latéraux sont suturés au bord postérieur muqueux des lèvres latérales. Puis les bords cutanés des

fentes labiales sont suturés entre eux. Quant aux lambeaux

muqueux des lèvres latérales ils sont rabattus en dedans et suturés en haut au bord inférieur cutané du tubercule médian, en arrière au bord inférieur muqueux du lambeau d’avivement inférieur.

Ce procédé part d’un principe que nous croyons excellent. Cependant le résultat obtenu nous paraît devoir être défectueux.

a) La ligne cutanéo-muqueuse doit toujours laisser beaucoup à désirer au niveau eu tubercule cutané médian pour les raisons indiquées plus haut. ;

b) Le bord libre de la muqueuse nous semble difficile à constituer avec des incisions qui sont obliques. Il est très probable qu'il se forme soit une encoche, soit une saillie.

c) Les incisions verticales se rétractant fatalement, il s’en suivra une irrégularité de la ligne cutanéo-muqueuse.

C’est ce qu'ont dû constater les chirurgiens qui ont

employés ce procédé.

Technique de Ferger (1891) (/ig. 24). — Son procédé est à peu près identique à celui d'Esmarch La différence réside dans ce fait qu'il ne suture pas les lambeaux muqueux des lèvres latérales au bord inférieur cutané du lobule médian mais rapproche les lèvres latérales au devant de ces lambeaux et les suture l’une à l’autre sur la ligne médiane.

Il nous semble bien difficile de rapprocher les points a et «. C’est pour éviter le tiraillement considérable que ce rapprochement entraînerait, que tous les auteurs ont fait

des.incisions libératrices dans la peau des lèvres latérales.

- Technique de Ferguson (1908) (fig. 25). -— Ferguson au

ETS MES

lieu de faire sur les lèvres latérales des lambeaux muqueux à base inférieure, les fait à charnière postérieure et les suture au segment latéral correspondant du lambeau d’avivement du tubercule cutané.

On peut faire à ce procédé les mêmes reproches que pour la technique précédente.

Conclusions. — En résumé, à tous les procédés classiques, on doit préférer ceux qui conservent la totalité des téguments et qui s'efforcent d’avoir un bon muscle bien vivant. Ce n’est

qu'à ces conditions que l’on aura une lèvre presque normale.

La

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