PEUT CES
que sa pointe n'intéresse plus la muqueuse postérieure, puis tournez sa lame de 140° de façon qu'elle soit dirigée en bas
et en dehors.
Tracez la ligne fg qui est longue de 3 millimétres et qui se rapproche de la ligne cutanéo-muqueuse mais sans Jamais empiéter sur celle ligne, puis la ligne gh qui s'éloigne progressivement de la ligne cutanéo-muqueuse. Cette incision est d’abord profonde en /g sans toutefois intéresser toute l’épaisseur de la lèvre, en gh elle devient de plus en plus superficielle. Elle passe en plein muscle que l’on voit et que lon reconnaît dans la profondeur.
Le petit lambeau cutané délimité entre cf et /g a pour but de donner à la partie médiane de la lèvre une petite saillie qui contribue singulifrement à en accroître la beauté. Un point très important c'est que les 2 lignes /g aient la iiême lonoueur de chaque cêté, La Iongheur de la lgne gh n’a aucune importance : elle est destinée à diminuer la tension de la suture des lambeaux latéraux. On peut toujours l’ailonger à la
fin de l’opéralion si elle n’est pas suffisante d’embiée. La longueur des
2 Jignes gh peut èlre différente sans aucun inconvénient. Après avoir taillé une des lèvres, faites les mêmes incisions sur l’autre lèvre latérale. Il vous faut ensuite réséquer la zone cicatricielle qui marque la suture des fentes labiales que vous avez faite dans la première intervention. Revenez au point / et tracez la ligne /a qui est d’abord verticale puis devient curviligne au niveau du seuil narinaire. Ayez bien soin en traçant cette incision de ne pas loucher la muqueuse postérieure buccale qui doit être respectée. Saisissez le segment ainsi circonscrit et réséquez prudemment ses couches superficielles.
Vous avez, lorsque toutes les incisions sont faites, la
LASGOMBE APS ONU EE SVT
Suture des muscles
Suture de la peau. Passage du point le plus important : celui qui unit les deux moitiés de Ja iigne cutanéo-muqueuse.
vaste plaie représentée planche XXVI. Sur celle-ci vous voyez en dehors des muscles rouges bien saignants, en dedans le tissu pale méconnaissable du muscle atrophié du tubercule. Placez une pince de Chaput sur la partie médiane du lambeau inférieur du tubercule et comme c’est un tissu éminemment élastique il s’étire en un triangle que vous n'utiliserez
qu'à la fin.
30 Sulure des muscles (planche XXVIT).
On ne saurait prendre trop de soins à ce temps capital. De lui dépend l'homogénité de Ja lèvre. [1 faut que la suture porte à la fois sur les parties latérales et sur la partie intérieure du tubercule. I faut emplover un tatgut très fin 5° 000 avec la plus fine aiguille appropriée.
Sur les parties latérales du tubercule, placez de chaque côté deux points en ayant soi de prendre une bonne masse de muscle en dehors, ce qui est facile, et une masse presque équivalente en dedans ce qui est beaucoup plus difficile. Les points placés vous serez frappé du rapprochement obtenu.
Pour terminer la suture des muscles, placez un fil réunissant la face supérieure de chaque lambeau latéral à la face
inférieure du tubercule médian.
49 Suture de la peau (planches XXVIII et XXIX). — A ce moment les lèvres sont au contact et la suture de la peau n’est plus qu'un rapprochement très minutieux mais ne présentant aucune difficulté. Servez-vous de préférence de la soie et de l'aiguille à suture vasculaire. Le premier point est capital c’est le seul important. Vous n'y porterez jamais trop d'attention. Il doit être placé exactement sur la ligne cutanéo-muqueuse de chaque côté. Gardez soigneusement
ce fil comme point de repère.