CHAPITRE PREMIER
Interventions sur l'os intermaxillaire
La suture de la lèvre n’est possible que si l’on fait dis-paraître la saillie que fait l'os intermaxillaire. Certes dans quelques cas où cet os est peu saillant on pourrait à la rigueur faire la suture de la lèvre dès la naissance. Mais le nourrisson a des mouvements incessants de la face, de plus la tension de la lèvre serait telle que le résultat opératoire serait bien compromis.
Julius Wolff s’est fait le défenseur de ce procédé. Il suture d’abord une des fentes labiales puis six à sept semaines. après il suture l’autre. Cette opinion de Wolff qui a une si grande compétence sur le bec-de-lièvre nous montre le rôle que doit jouer la compression sur l’évolution ultérieure du bec-de-lièvre traité. Après la première suture labiale on verrait d’après cet auteur l'os intermaxillaire se placer peu à peu obliquement et tendre sous l’action de la lèvre refaite à porter son bord correspondant en arrière et en dehors. Après la deuxième suture l’intermaxillaire perd la courbure qu'il avait pris après la première intervention et tend à se placer dans l’espace intermaxillaire. En même temps la sous-cloison cutanée devient nette.
Sans aller aussi-loin que Wolff qui ne veut pas agir sur l'os, nous retiendrons simplement l'importance de l'action
des muscles sur la situation de l'os intermaxillaire et ce