‹ Traitement du croup [electronic resource]Chapitre 5 sur 22 · TRAITEMENT DU GROUP · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DU GROUP

rien autre chose que ce que fait un médecin lorsqu'il espère guérir le croup par les révulsifs cantharidiens.

» Il y a cette énorme différence toutefois, que dans le premier cas, si le traitement est inutile, du moins n'a-t-il aucun inconvénient, tandis que dans le second cas, les suites peuvent avoir les plus terribles conséquences. »

On sait en effet que chez un malade atteint de diphthérite, une plaie, un eczéma, la plus petite solution de conlinuilé des téguments peut être le siège de nouvelles manifestations de la maladie. Une fois la diphthérite cutanée déclarée, on a beau lutter contre la maladie locale, on est impuissant contre les symptômes d'intoxication générale si fréquents dans cette forme de diphthérite.

Aussi nous proscrivons complètement les vésicatoires dans les affections diphthériliques; mais encore nous recommandons de suivre la pratique usitée dans les hôpitaux d'enfants de Paris, qui consiste à^ne jamais employer de vésicatoire, n'importe dans quelle affection, tant que règne une épidémie de diphthérite.

Les mêmes dangers sont attachés à l'emploi de tous les médicaments employés en frictions qui peuvent dénuder le derme, tels que l'huile de crolon, la pommade stibiée. Plusieurs modes de traitement qui rentrent dans la médication révulsive ne méritent pas les mêmes reproches : tels sont les ventouses sèches et les bains sinapisés.

Les ventouses sèches peuvent être utiles au début de l'affection pour combattre la période de sécrétion calarrhale qui précède toujours la formation des fausses membranes, et sont surtout indiquées lorsqu'il y a à redouter une comphcation thoracique. Mais il faut bien se garder qu'elles ne produisent la vésication, et par suite la dénudation du derme.

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Les sinapisincs, bains sinapiscs, clc, etc., n'uni pas cet inconvénient ; ils agissent simplement comme rubéfiants. Fréquemment répétés et appliqués sur des surfaces étendues, on en obtient de très bons effets. Albcrs raconte qu'il ne sauva son fils atteint pour la cinquième fois du croup (était-ce bien un croup véritable?) et menacé d'un danger imminent, qu'en tenant ses pieds et ses jambes couverts d'un sinapisme pendant vingt-quatre heures. Plusieurs médecins, entre autres Rilliet, de très regrettable mémoire, disent s'être très bien trouvés de faire envelopper les enfants dans un drap trempé dans de l'eau fortement sinapisée. Les bains de vapeur ont aussi été employés, et M. le professeur Natalis Guillol fait l'éloge de ce moyen dont il se sert avec succès.

Lavements purgatifs. — N'ont jamais été usités en France, mais à l'étranger. En Angleterre, Home, Michaelis, Crawford, les employaient souvent. Autenrielli vantait beaucoup les lavements de vinaigre, et y joignait le singulier précepte d'ajouter par chaque lavement d'eau de son, autant de cuillerées de vinaigre fort que l'enfant avait d'années.

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