CHAPITRE III
Les médications et les substances préconisées contre le diabète avec des résultats plus ou moins heureux sont extrêmement nombreuses. On peut les classer de bien des façons, suivant leurs affinités chimiques, suivant leur action théorique, etc. La classification, du reste, n’importe guère; nous adopterons celle qui nous paraît convenir le mieux à un livre du genre de celui-ci, classification empirique et pratique que nous avons déjà suivie dans le Diabète chez la femme, et qui repose uniquement sur la valeur thérapeutique des divers médicaments.
Nous appelons antidiabétiques complets les médicaments qui nous paraissent avoir une action nette et bien établie sur fensemble même des phénomènes du diabète, et antidiabétiques incomplets ceux qui ne possèdent qu’une action isolée sur un ou quelques-uns des symptômes de la maladie; ceux-ci pourraient, a leur tour, se subdiviser en deux variétés : les inutiles et les dangereux.
A ces deux grandes classes de médicaments il faut en ajouter une troisième, qui, bien que n’agissant pas
directement sur le processus diabétique, n’en a pas moins son importance : ce sont les toniques et les reconstituants, que nous appellerons les médicaments adjuvants.
Il faut joindre à ces divers moyens médicamenteux les eaux minérales, dont nulle part le rôle thérapeutique n’est plus puissant que dans le diabète et qui pour cette raison méritent d’être étudiées dans un chapitre spécial.