‹ Traitement du diabète sucréChapitre 18 sur 39 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L’importance des eaux minérales dans le traitement du diabète n’est plus à établir : c’est un fait acquis et que l’expérience de chaque jour ne fait que confirmer. L’opinion de tous les médecins qui se sont occupés du diabète est unanime à ce sujet.

Ce sont les eaux alcalines surtout qui justifient cette unanimité ; on doit les regarder comme des antidiabétiques complets dont elles possèdent toutes. les propriétés. Mais les eaux chlorurées sodiques et ferrugineuses méritent aussi d’être utilisées ; elles trouvent leur indication aussi fréquente que les alcalines. D’autre part, parmi celles-ci, des distinctions sont à faire, et il n’e'st pas indifférent de prescrire au hasard les unes ou les autres.

C'est en raison de cette nécessité de bien établir les indications et les contre-indications de ces puissants moyens thérapeutiques que nous avons cru utile de consacrer un chapitre à part à leur étude, bien que logiquement cette étude eût dû faire suite à celle de la médication alcaline.

Nous n’entrerons pas dans une discussion théorique approfondie sur l’action des eaux minérales dans le diabète, renvoyant pour cette discussion à notre Traité de la goutte. Nous voulons nous borner au côté pratique de la question.

A ce point de vue, nous divisons les eaux minérales dont on peut utiliser l’action contre le diabète en deux grandes classes :

1° Les eaux alcalines proprement dites

2° Les eaux chlorurées et ferrugineuses.

Leurs indications sont absolument distinctes; les premières agissent à la manière des antidiabétiques complets ; elles ralentissent le mouvement intime de la nutrition et diminuent les dissociations organiques. Les autres agissent, au contraire, à la manière des toniques et des stimulants ; elles excitent et activent la nutrition des tissus et augmentent les dissociations cellulaires.

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