‹ Traitement du diabète sucréChapitre 24 sur 39 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

traitement du diabète compliqué

L’évolution du diabète, si elle est abandonnée à ellemême ou si la glycosurie est intense, ne peut se prolonger longtemps sans entraîner des complications plus ou moins graves qui en modifient l’aspect et obligent nécessairement le médecin à faire appel à des médications nouvelles ou du moins à changer le sens de son traitement général.

De ces complications, les unes résultent de l’épuisement de l’activité organique, qui livre sans défense les organes des diabétiques à l’invasion des parasites du monde extérieur, bacille de la tuberculose et agents microbiens de l’inflammation et de la suppuration, les autres sont dues à l’action irritante exercée sur les tissus par un sang vicié, lésions du cœur, du foie, des reins, etc. Toutes ont pour conséquence de précipiter la déchéance de l’organisme, d’aggraver l’amaigrissement, de diminuer l’activité des échangés moléculaires, de substituer à l’azoturie par hypernutrition l’azoturie de dénutrition ou l’hÿpoazoturie, de hâter, par suite, le développement de la cachexie finale. Elles condamnent

le médecin à restreindre ses moyens d’action contre la maladie principale et le placent dans l’alternative ou de favoriser l’aggravation de la complication s’il s’obstine à combattre la glycosurie seule, ou de laisser le champ libre aux conséquences de la glycosurie s’il veut agir énergiquement contre la lésion surajoutée.

Aussi peut-on dire que l’apparition d’une complication organique, si récent que soit le diabète, place immédiatement le malade dans les conditions défavorables d’un diabète de longue durée qui a déjà épuisé par lui-même le terrain sur lequel il évolue.

Page 1