DE
Tommasoli (1) a pratiqué autour des lupômes des
‘injections de sérum de chien à la dose de 2à46/10
de centimètre cube. Il n’a obtenu que des améliorations fugaces.
MM. Broca et À. Charrin ont injecté sous les ulcérations tuberculeuses 1 à 5 centimètres cubes du sérum d'un chien rendu localement tuberculeux, et ont obtenu de la sorte des améliorations rapides et des cicatrisations ; malheureusement, la récidive ne se fait jamais attendre bien longtemps, prouvant ainsi l'efficacité très relative de ce traitement.
Tout dernièrement, M. Hirschfelder a traité dans le service de M. Hallopeau plusieurs cas de lupus par la préparation qu'il appelle oxytuberculine et qui n'est qu'une tuberculine atténuée et modifiée par une ébullion prolongée. Il aurait obtenu ainsi des améliorations rapides, mais toujours passagères.
En somme, tous Ces essais ont été jusqu'ici plus ou moins infructueux. Dans l’état actuel de nos connaissances, à peine peut-on considérer ces médications comme pouvant être dans certains cas des auxiliaires utiles des autres moyens d'action habituellement employés.
Sérums, médicaments, cure d'air et suralimentation ne donnent que des améliorations et pas de guérison totale du lupus. Le traitement local s'impose.
(1) Tommasoli. — Reform. médic.. 20 et 22 mai 1803. p. 463 et 495.
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