RER EE
seclionne alors le rectum un peu au-dessous de la
plaie périnéale et l’on en fixe la tranche de section aux tissus voisins. On enlève ainsi 12 à 15 centiiïètres de rectum.
B) La voie sacrée, préconisée par Kraske en 1SS5, comporte la résection des 5° et 4° pièces sacrées. La libération du rectum se fait comme dan: la voie périnéale; le sphincter, conservé dans les premières interventions, fut enlevé par la suite, et l’amputation terminée par un abouchement colosacré. Mais cette voie fut HE rte abandonnée.
C) La voie abdomino-périnéale, inaugurée par GAUDIER et CHALOT en 1895, fut bien précisée par E. Quenu et le rapport d'A. Scuwarrz au Congrès de Chirurgie de 1925. Elle comprend :
— un temps abdominal au cours duquel, après ligature de la mésentérique inférieure, on libère le côlon pelvien et le haut-rectum par décollement et incision du péritoine; l'intestin est ensuite sectionné à distance de la tumeur ;
— un temps périnéal qui achève l’amputation du segment inférieur par section des pédicules hémorroïdaux moyens et des releveurs, puis ablation en masse du sphincter et des tissus environnants. Enfin, on attire le bout colique poui le suturer à Ia peau du périnée (lorsqu'on a choisi de faire un anus périnéal).
D) La voie abdominale seule, préconisée et mise au point par HARTMANN en 1920, ne présente d'intérêt pour notre étude que lorsque dans les cas favorables, on peut pratiquer dans un second temps l'abaissement du côlon au périnée à travers le canal anal qui se trouve ainsi respecté.
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Les observations sur le prolapsus consécutif à l'amputation du rectum sont rares et disséminées dans la littérature. Un très petit nombre d’entre elles a fait l'objet de publications : il s'agit des cas où le prolapsus est très important et détermine des troubles incompatibles avec une vie normale, Par contre, dans les différentes statistiques, les auteurs ne font que signaler, sans les décrire, les prolapsus imuqueux, qui sont toujours de peu d'importance et n'entrainent aucune sanction thérapeutique.
En plus de notre observation personnelle (obs. 1), nous avons pu en réunir vingt-deux, dont quatorze observations françaises, cinq allemandes (obs. VI, XII, XVII, XIX et XXI), une anglaise (obs.XX ), une suisse (obs. XVII et une italienne (obs. IT).
Elles ne concernent pas toutes la méthode de traitement que nous préconisons; à cet égard, -les quatre premières seulement sont identiques. Les autres s’en rapprochent soit du point de vue étiologique, soit du point de vue clinique, soit surtout en raison des problèmes délicats que pose la fhérapeutique du prolapsus.
Pour la clarté de l'exposé, nous nous sommes bornés dans ce chapitre à résumer ces observations, dont on trouvera par ailleurs le texte intégral au chapitre. AIT, -
Dr Se OBSERVATION I. — H., 56 ans
12 Août 1942 : Colostomie iliaque gauche pour occlusion.
8 Septembre 1942: Amputation périnéäle avec résection du COCCYX, Anus périnéal.
Suiles : 8 mois plus tard, apparition d'un prolapsus.
17 Octobre 1943 : Resserrement des tissus périphériques —
Echec.
12 Novembre 1943 : Intervention identique — Echec. Le prolapsus devient considérable.
14 Mars 1944 : Cerclage de Thiersch=— Echec. À
9 Novembre 1944 : Amputation du prolapsus, Anus périnéal reporté très en avant, Suture des fessiers.
Guérison maintenue depuis 6 ans.
OBSERVATION IT. — H., 63 äns
Juillet 1944 : Amputation périnéale.
Suites : > mois plus tard, apparition d'un prolapsus qui devient rapidement très important.
Janvier 1945 : Réduction du prolapsus, Anus périnéal reporté en avant, Suture des fessiers.
Guérison maintenue un än après.
OBSERVATION HIT. — F., 6o ans
20 Février 1924 : Amputation périnéale.
Suites : 5 ans plus tard, apparition d’un prolapsus complet.
2 Juillet 1930 : Réduction du prolapsus, Anus périnéal reporté en avant, Suture des fessiens.
Guérison maintenue 3 ans-après. Léger ectropion.
OBSERVATION IV. — H., G4 ans
G Juillet 929 : Amputation périnéale.
Suiles : 4 inois plus tard, apparition d'un prolapsus complet.