CHIEN ALS
IT) Causes favorisantes :
— Physiologiques :
— Rôle des accouchements chez la femme, qui entraînent un relâchement général des tissus du petit bassin, relâchement d'autant plus accentué que leur involution après la délivrance s’est faite d’une façon incomplète.
— Rôle des efforts, sur lesquels ScHwarTz et Huar» insistent particulièrement
— efforts de toux chez les pulmonaires chroni-
ques, éternuements ;
— efforts de miction chez les prostatiques, les
rétrécis, les calculeux (fréquents à cet âge);
— efforts que fait l'intestin pour les évacuations
en cas de constipation chronique ; et qui produisent une véritable « luxation extra-pelvienne du rectum », selon l'expression de ScHwARTz.
— Pathologiques :
— Asthénie et dystrophie fibro-musculaires neuro-arthritiques ou dysendocriniennes, avec malformations congénitales {spina bifida occulta) et insuffisance de développement.
— Troubles trophiques dyscrasiques diminuant ia résistance des tissus qui, mal nourris et mal innervés, deviennent flasques et peu plastiques et créent des ptoses viscérales diverses surtout chez la femme.
— Involution sénile des tissus aboutissant à un relâchement généralisé des musculatures lisse et striée “DELBET).
— Atonie acquise des tissus du pelvis, consécutive aux interventions (ÜOMBREDANNE). x
— Etat général défectueux du sujet; état notamment de dénutrition fréquent chez les cancéreux, cause fondamentale du relâchement des tissus.
RE
— Rôle de la recto-colite chronique, facteur de sclérose qui entraîne une mauvaise nutrition des muscles.
— Le traumatisme a parfois été invoqué (Ker- SCHNER).
L'étiologie du prolapsus n'est pas univoque, el il est certain que toutes sortes de causes s'intriquent pour créer une prédisposition constitutive que l'acte chirurgical ne peut qu'aggraver, lequel, à lui seul, suffirait à expliquer l'apparition du prolapsus.
Et nous faisons nôtre l'opinion de LEGENE qui s'exprime ainsi : « Un des grands facteurs de prolapsus est la mauvaise qualité de la musculature du bassin et du pelvis, et du tissu conjonctivo-élastique pelvien, qui sont peu résistants, atrophiés, atteints dans leur nutrition et leur structure intime.
« Quels que soient l'habileté du chirurgien et le soin avec lequel il fera Les sutures, il y a un facteur d'insuccès contre quoi il ne peut absolument rien c'est justement la mauvaise qualité de l'étoffe qu'il recoud. »