D. CRE
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court, 1l essaie ensuite les bains de main tièdes sans résultat, et enfin, par tâtonnements 1l arrive à ce modus faciendi qui lui procure un grand soulagement : Le matin, bains de main à 39 ou 40° d’une durée de 1 h, 1/4 ou 1 h. 1/2; l’eau était réchauffée pour maintenir la température. Toutes les demi-heures, 1! plongeait les mains une minute dans de l'ean très froide; enfin il terminait par l’eau froide. Le soir avant de se coucher, 1l faisait une affusion froide sur les bras et les mains et se réchauffait au lit. Il continua ce traitement pendant 5 ou 6 mois. En juin 1911, les mains sont complètement guéries, les épaules (qui avaient manifesté quelques douleurs) également.
En juin 1912, le sujet est repris subitement de douleurs dans les deux épaules et un peu dans les mains. Il fait disparaître rapidement les douleurs de main par ses bains alternatifs, mais il ne pouvait soigner ainsi ses épaules. 1 essaya les compresses froides, mais sans succès, car 1l ne se réchaufait pas.
C'est un homme vigoureux, bien conservé pour son âge. Toutes les articulations sont indemnes et jouissent de tous leurs mouvements (y compris les mains et les poignets), sauf l'épaule et le coude droit.
De ce côté, on constate une limitation du mouvement de flexion et d'extension du coude (sans douleurs),
L’articulation scapulo-humérale est ankylosée, Le malade à le coude collé au thorax et ne peut le déplacer que de quelques centimètres en dehors (en faisant basculer l’omoplate). En avant il ne peut dépasser un angle de 45° avec la verticale. ;
Pas de douleurs au repos, douleurs vives si on force le mouvement, Pas de gonflement articulaire notable, On constate une sensible atrophie des muscles du bras et. de l’avant-bras, surtout du deltoïde, triceps, biceps et long supinateur. Le malade ne peut manger ni s'habiller seul.
On'ne constate rien d’anormal à l'examen des organes
TG
internes (foie, estomac, éte.). Les digestions sont bonnes, le sommeil excellent.
Le traitement coninencé dès le jour de larrivée dure un mois, Au départ de Roscoff, le malade élevait facilenient lé bris en dehors et en avant, jusqu'à l'horizontale. Il peut s'en servir pour tous les mouvements usuels : inanget, s'habiller, saluer, etc. et instruit des mouvements gYnnastiques utiles pour parfaire ce résultat, il arrivera rapidement à retrouver tous ses mouvements.
(Ce malade, abandonné par son médecin, à trouvé seul un traitement qui calmait ses douleurs : l'alternance des hautes températures prolongées et du froid appliqué pendant un #émps très court,
Il attribue avec raison la guérison de ses inmains à ce traitement qui provoque des réflexes articulaires et nefveux intenses.)
OBSERVATION VI (Personnelle)
Rhumatisme, chronique déformant
Mile V..., 58 ans. Ses parents étaient d'une bonne santé habituelle et n'avaient jamais eu de rhumatismes. Kllemême s’est bien portée jusqu’à 38 ans; elle était bien réglée : les règles ont cessé à 46 ans sans troubles appréciables.
Mile V... était receveuse des postes et habitait dans un logement tellement humide que l’on était obligé de changer les planchers tous les trois ans et que les champignons poussaient sur les murs, Elle attribue ses rhumatismes à ces conditions longtemps prolongées.
En août 1893, elle ressent des douleurs au coude gauche, vers la fin d'août aux pieds; puis successivement les genoux et les épaules se prennent; en octobre c'est le cou, et en décembre de la même année, les mains. À ce moment