I. Rhumatisme secondaire consécutif à
des
[l IL. Rhumatisme pri- “mil d'origine dia- ‘thésique oupar trou- { ble du métabolisme vicié.
er Fe: es
nous admettrons au point de vue thérapeutique deux variétés de rhumatis-:
Plomb Alcool
Maladies infectieuses diverses (Grippe,
Intoxications )
Infections emmenés Fuber- ) culose, Syphilis, Rhumatisme aigu commun Traumatismes
Goutte, Rhumatis-
Hérédité chargée me depuis plusieurs
générations.
Hygiène QRIÉE MERS Vêtements, habitase pendant de ‘tion, climat humide, longues années l'alimentation.
Troubles Rénales, biliaires, endocrines, ovarien-
de secrétion Le thyroïdiennes ete.
D'autre part, après avoir signalé seulement le hu
matisne fibreux de Jacc out,
articulaire,
forme très rare et non
‘attachée par certains auteurs à la dia-
thèse fs nous distinguerons au point de vue D ? Re À :
gravité, .curabilité
et résistance au traitement, deux
grandes formes de rhumatisme chronique :
1° Le rhumatisme chronique déformant.
2° "Le rh umatisme AE sunple.
\ infectioris.
l 6) diathèsique.
ETUBE CLINIQUE. — Le rhumatisme chronique iéformant (ou noueux) apparaît chez les gens âgés, et:
particulièrement es femmes à l'époque de la méno-
pause. Rare ayant quarante ans, il est plus fréquent à
Son.étiologie est cinquante, :.!
discutée; certains auteurs er font
a. succédant à des:
Ly
Je" À LEE ART
une affection trophoneurotique. Mais comme tout rhumatisme chronique, il peut relever d’une infection ou
d'une intoxication quelconque. Celles-ci, par leur ac-
tion élective sur le système nerveux, contribuent sans doute à lui donner un aspect spécial (Rathery).
L'influence du froid humide sur sa production a été bien mise en évidence par Teissier et Roque; c’est la maladie des débardeurs, des égouttiers, des blanchisseurs, des sujets habitant dés maisons froides, mal aérées, Plus grave et plus profond que les autres formes de rhumatismes, le rhumatisme déforniant est une inaladie de déchéance.
Le type le plus habituel, la forme polyarticulaire débute par les extrémités (doigts, orteils). Aux sensations de fourmillements, d’engourdissements, succèdent progressivement des douleurs simulant souvent la névrite périphérique; ce n'est que petit à petit que les phénomènes de raideur s'installent et qu'enfin larthrite apparaît.
On ne constate pas de troubles de l’état général, pas de fièvre, La réaction locale est modérée, les phénomèenes «le chaleur et de tuméfaction sont peu intenses. La douleur peu vive au repos, se manifeste surtout la nuit; elle est augmentée par la pression et les mouvenents de l'articulation sans jamais rappeler l’acuité du-rhumatisme articulaire aigü. |
Puis surviennent des crampes périarticulaires, des Spasmes douloureux des muscles, apparaissant. par périodes et entraînant des attitudes vicieuses. La crise passée, la déformation disparaît pour se reproduire de
LL ane
nouveau à la crise suivante, et finalement devenir per-manente, Les phénomènes, souvent au début limités à l'index et au médius, s'éténdent en quelques semaines aux autres doigts, suivant aux deux mains la même marche symétrique.
L’affection peut se Hératites ainsi d’une façon progressive à toutes les articulations; elle peut aussi se limiter à un membre ou affecter seulement la colonne vertébrale. | |
Les cartilages sont peu à peu altérés et détruits. Les os ont subi un processus d'éburnation et de raréfraction de leurs extrémités articulaires, des ostéophytes ont végété irrégulièrement. Les muscles sont plus ou moins atrophiés.
En fin de compte, il se produit des luxations et des
subluxations amenant des attitudes bizarres, des déformations des membres, des griffes spéciales si bien décrites par Charcot. La douleur, la faiblesse et la rigidité musculaires, les déviations pathologiques, interdisent peu à peu au malade les mouvements les plus nécessaires, et finalement le rendent impotent et infirme.
Parfois, les articulations vertébrales sont prises, notamment celles de la région cervicale, entraînant des attitudes vicieuses de la tête et du cou. Dans les cas les plus graves, le malade a toutes les articulations atteintes et doit ke résigner à l’immobilité complète souvent pendant de longues années.
Dh résumé, nous nous trouvons en présence d’une affection présentant comme caractéristique une aggra-
vation progressive, des déformations considérables et enfin une résistance au traitement qui l'ont fait procianer incurable par plusieurs auteurs.
2» Le rhumatisme chronique simple, à l'inverse du précédent, ne présente que des déformations modérées des articulations et des surfaces articulaires.
Il peut succéder à différentes infections : au rhumatisme articulaire aigu, à la grippe, à la blennorrhagie, à la tuberculose (Poncet), l’arthrite aiguë ne se résolvant pas, prenant une forme torpide. Les articulations restent gonflées, douloureuses, les tissus périarticulaires sont empâtés et ces formes aboutissent progressivement à l’ankylose plus ou moins complète si on n'y remédie à temps par le mouvement.
Dans d’autres cas, cette forme simple apparaitra
insidieusement, sans cause précise, chez un individu de bonne santé apparente, entre 30 et 40 ans, rarement dans la vieillesse. La maladie s'établit progressivement, Sans phénomènes aigus, sans douleur, si bien que le sujet s'aperçoit, par exemple, un beau jour, qu’il ne peut élever le bras au-dessus de l'horizontale. Le plus souvent, il a ressenti, au début, des douleurs vagues, il s’est aperçu que ses genoux craquaient dans les grands mouvements, en montant un escalier, en se relevant après être resté assis un moment,
Parfois, le rhumatisme ne dépasse pas ce stade, Ta marche, les fonctions du membre n'étant pas absolument compromises, mais dans nombre des cas, souvent après plusieurs crises qui peuvent faire penser au
rhumatisme aigu, les mouvements deviennent de plus
DDUNTMELX = mi
en plus pénibles et douloureux. Par crainte de la douleur, le malade fait en Sorte de se servir le moins possible de ses membres; progressivement, les articulations s’'ankylosent, des tractus fibreux se forment limitant les mouvements, les tissus périarticulaires s'empâtent et le malade devient un impotent sans que pourtant son état général puisse inspirer de l'inquiétude, Trastour avait déjà bien étudié ce cercle vicieux : « La douleur commande l'immobilité, et excite la contracture, l’atrophie de certains groupes musculaires suit; le repos forcé augmente la «déformation; l’impotence devient absolue. »
La forme que nous venons de décrire est le rhumatisme arthritique ou goutteux de Teissier et Roque, qui atteint surtout les grandes articulations ; non pas que cette forme soit de la goutte ou de l’arthrite goutteuse, mais cette dénomination montre bien que, comme la goutte, elle dérive de la grande famille arthritique; il s’agit là d’une véritable dyscrasie, d'un trouble du métabolisme vicié, La clinique montre bien l'étroite parenté qui relie ce rhumatisme goutteux aux formes variées de l’arthritisme : asthme, gravelle, lithiase biliaire, diabète.
Chez les individus en puissance de cette diatthèse, il suffit d'une entorse, d’une fracture juxta-articulaire, d'une luxation, pour amener des raideurs articulaires et souvent une véritable arthrite chronique ankylosante,
Rappelons donc en passant le danger de l'iwmobilisation prolongée des articulations chez les arthri-
NO
tiques, danger d'autant plus grand que l'individu est plus âgé et possède une hérédité arthritique plus chargée, Souvent par une mobilisation précoce, mais prudente et méthodique, on peut éviter des arthrites chroniques qui, abandonnées à elles-mêmes, abouti raient à des ankyloses et à des troubles musculaires très difficiles à guérir. À
En étudiant le traitement du rhumatisme chronique, nous allons avoir surtout en vue le rhumatisme chronique simple, soit qu'il succède à des infections, soit qu'il ait une origine diathésique; c'est, en effet, la forme la plus fréquente; à lui seul, il représente 1e plus grand nombre des cas. D'après les statistiques de Teissier et Roque, le rhumatisme déformant vrai, indépendant de.foute-infection et intoxication serait la grande exception, le quart ou le cinquième des cas environ (le rhumatisme arthritique atteignant 50 0/0 dans les classes sociales élevées).
I] faut d'ailleurs avouer que l'essai du traitement est souvent. nécessaire pour affirmer le rhumatisme noueux, forme particulièrement rebelle; et même dans beaucoup de ces cas qui semblent ne pouvoir bénéficier d'aucune thérapeutique, on peut obtenir bien souvent la sédation de Ia douleur, une souplesse plus grande des articulations, une amélioration de Fétat général,
résultats que les malades savent apprécier.
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