‹ Traitement du Spasme de l'Œsophage par la FaradisationChapitre 6 sur 31 · AUTRES · texte numérisé non relu

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Il en faut quelquefois moins; le simple passage du bol alimentaire suffit à lui seul pour réaliser la producion d'un rétrécissement spasmodique. Combien sontils en effet, ceux chez qui le spasme de l’æsophage naît au milieu d’un repas”? C'est une arête de poisson, une croûte de pain qui le provoque, c’est parfois cel accident qu'en termes vulgaires on appelle « avaler de travers ». Une femme à qui nous faisons allusion pour ce dernier cas n’a pu presque rien avaler pendant trois mois (obs. XXV).

Quelquefois ce sont les liquides : chez l’un les liquides gazeux (Garel), chez d’autres les liquides alcooliques (Garel). C’est à l’occasion des liquides chauds ou froids que d’autres sont frappés d'œsophagisme. Nous avons entre les mains l'observation d’un homme qui prend du spasme de l’œsophage immédiatement après l’ingestion d’un bol de lait glacé ; quelques années plus tard, le même, à la suite d’un « coup de froid » est atteint de spasme glottique (Garel).

Signalons également l'influence déterminante des traumatismes : une femme de soixante-cinq ans est prise d’un spasme de l’œsophage après avoir fait deux chutes consécutives (obs. XVIIT).

Nous devons une mention à d’autres causes de nature sympathique ; les lésions du larynx sont souvent citées. Nous notons chez un malade des angines à répétition ; chez un autre une esquinancie a été la cause provocatrice (Garel). Dans un cas cité par Joal du Mont-Dore l’æsophagisme était dû à l'hypertrophie de la quatrième amygdale.

La relation qui existe entre l’œsophagisme et cer-

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taines affections des organes génitaux est bien connue : on à signalé la gestation (Riedlin); l'accouchement, la ménopause (Romberg). C’est en faisant son entrée dans la période de la ménopause qu’une femme ressent les premières atteintes du spasme œsophagien (Garel) ; un homme voit s’exagérer le spasme après chaque rapport sexuel (obs. IT).

On a décrit de nombreux cas de spasme œsophagien d’origine gastrique Peter!.

Deux des malades de M. le D' Garel présentaient de la dyspepsie. D'ailleurs les cas de ce genre ne sont plus à compter.

Enfin, l’œsophagisme a été souvent mis sur le compte de l’helminthiase intestinale.

Ainsi l’étiologie du spasme de l’æsophage est remarquablement variée; nous allons voir, d’ailleurs, que l'affection dont nous esquissons quelques traits a des lignes aussi capricieuses dans sa symptomatologie que

dans son éliologie.

1 Gaz. des hôpilaux, 27 juin 1885.

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