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L'atropine, maniée avec précaution, a rendu des services à Jaccoud. L'acide cyanhydrique a réussi dans quelques cas (Mac Swiney). On enregistre un succès au compte de la strychnine (Mathieu)'. Le mercure employé jusqu’à salivation a donné des succès à Brisbane. Le chloral (Comte) et le bomure de potassium (Roux) ont été vantés dans le traitement de l’œsophagisme. Roux indique le bromure comme pouvant être la pierre de touche du diagnostic,
Il fut moins heureux cependant que Gubler avec ce médicament. Son malade fut atteint de paralysie du voile et du pharynx. Foot, Clarke et Amory de Boston ont remporté à la suite des succès avec le bromure de potassium, et, depuis, il estentré dans la thérapeutique ordinaire de l’œsophagisme. La valériane est souvent employée; l’eau chloroformée rend des services; la morphine en injections sous-cutanées a parfois de grands avantages; enfin le jaborandi, dans les cas où l'œsophagisme est sous la dépendance de la sécheresse de la muqueuse buccale, sera souvent employé avec succès (obs. IT). Telest le traitement médical s’adressant au système nerveux en général.
Quant aux moyens de combattre localement le spasme, 1ls ne sont pas nombreux. Ce sont : la cautérisation ponctuée au-devant du cou et de la poitrine (depuis longtemps abandonnée); la teinture d’iode employée comme topique (Ancellon); les applications de belladone préconisées par Mondière, Aujourd’hui, on pourrait songer à la morphine, à la cocaïne, portées
{ Gaz. méd. de Lyon (1853).
au niveau même du rétrécissement à l’aide de la sonde. Récemment, Rosenheim ‘ a vu se dissiper les troubles d'un rétrécissementspasmodique, à la suite d’une injection d’eucaïne dans le tiersinférieur de l’œsophage. Mais il arrive trop souvent que ces interventions sont infructueuses; aussi, hâtons-nous de dire qu'il en est une que l’on considère comme la médication par excellence, c’est le cathétérisme.
Vanté depuis bien longtemps par Gerbésius, Everard, Monro, Luton, Saurel, puis chaleureusement conseillé par Mondière, 1l est aujourd’hui l'instrument journalier des praticiens et personne n'ignore combien la liste est longue des bons services du cathétérisme.
Le nombre, la variété des instruments employés n'ont eu pour linute que l'imagination des chirurgiens; ce sont, suivant les cas: une tige servant de conducteur à une boule dilatatrice, tel le dilatateur de Verneuil ; des tiges de baleine munies à leur extrémité de boules d'ivoire ou de buis de diamètre croissant, qu’elles soient cylindro-coniques, ou aplaties d'avant en arrière selon la modification de Chassagny, pour éviter la compression de la trachée et l'arrêt au niveau du larynx. Velpeau eut l’idée de se servir d’une série de boules superposées par ordre de grosseur : on se sert encore de sondes œsophagiennes ordinaires, tube de Faucher, sondes de Bouchard. Richet a des bougies semblables remplies de plomb de chasse.
Enfin on a la sonde de Jaboulay, qu'on peut gonfler par insufflalion une fois qu’elle a pénétré à travers le
4 Méd, moderne, 1899.
RS ER retrécissement : tous ces instruments sont destinés à faire la dilatation progressive, sans violence, la plus usitée et la moins dangereuse.
Mais veut-on faire la dilatation forcée, on peut em-
ployer les longues pinces de Broea : le dilatateur de Delore pourrait rendre les mêmes services.
Disons encore que, dans un eas d’œsophagisme symptomatique d’une lésion du larynx, siègeant sur la partie la plus élevée du conduit, Watson a pratiqué l'æsophagostomie.
L'électrothérapie a été tentée plusieurs fois avec des résullats divers.
D'abord employée sous forme de courants galvaniques par Duncan, Percivall, Hunter, Monro ; elle leur donna des résultats satisfaisants ; après eux, elle fut abandonnée.
De nouveau Gubler {s’en sert en 1872 pour contrebalancer chez un malade l'effet parésiant du bromure de potassium, il place l’un des pôles dans le pharynx et l’autre sur le trajet du nerf phrénique, le malade ne peut le supporter ; alors un des pôles fut appliqué sur le trajet du nerf phrénique dans la région cervicale et l’autre au creux épigastrique. Il en résulte de violentes contractions du diaphragme, produisant des éclats de rire, mais rien du côté de l’œsophage (thèse de Roux).
Gangofner relate deux succès obtenus par la galvanisation répétée ; c’est aussi à ce mode d’électrisation que Osgood de Boston a eu recours.
1 Thèse de Roux, 1875, Paris,