‹ Traitement General De L'actinomycoseChapitre 13 sur 17 · DR: SE · texte numérisé non relu

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modifie l'épaisseur du filtre suivant la profondeur des lésions : pour les lésons très superficielles on utilise le filtre moins épais de 10/10, tandis que pour les lésions. profondes le filtre est du 40/10. Enfin pour les lésions intermédiaires, l'épaisseur du filtre utilisé sera de 20/10.

Suivant l'auteur, l’action thérapeutique des Rayons X sur l'actmomycose peut être comparée à celle qu'ils ont sur les tumeurs en général. Elle diminue la force ‘productrice des cellules néoplasiques, mais ne tue pas l'agent pathogène comme le prouvent les expériences de “M. Klesattel (1) qui a démontré l’inaltérabilité des culiures d'actinomyces ayant subi l'irradiation. PS

On pourrait considérer l'actinomycose come une tumeur dont on connaît l'agent pathogène. Donc, se basant sur les observations précédentes on pourrait considérer la radiothérapie associée à l'iode comme de moyen thérapeutique efficace dans l’actinemycose cerwico-faciale.

! 3° Traitement de l'actinomycose

/ par l'électro-coagulation

Après avoir parlé de l'efficacité de la radiothérapie associée à l'iode dans l'actinomycose, on pourrait condure qu'elle constitue le meilleur traitement dans l'ac- #nomycose donnant le plus grand nombre de guéri-

SOS ee Re F5 NAN :

Pourtant il existe des cas dont l’un a été publié

(à Beitr. zur klin. chir. 198. Tempsky.

; ar par MM. Ravaut et Filliol (1) et, qui restent réfractaires à ce mode de traitement.

- Ces faits s’expliquent d’une manière très plausible. On sait, cliniquement que les nodules actinomycesiques soni durs; cette dureté provient de leur strueture htoogique - en allant du centre à ta périphérie

on trouve auiour du grain jaune des cellules épithélioi-

- des) des leucocytes et enfin des larges strates conjone- ‘tives plus où moins: épaisses, qui forment «de véritables kystes. | Len 4 10e Ussu' réactionnel entourant le parasite peut erapêcher l'action des agents thérapeutiques.

Donc il faut le détruire mécaniquement.

Il existe plusieurs façons de procéder :

14° Le thermocautère dont l’action est limitée au contact même du est dans la pratique un moy ER insuffisant ; + /

- 8° Le bislouri lui aussi n’a qu'une action limitée

au niveau de l’incision ; laissant miact les foyers ‘vor sins; un ‘autre inconvénient esk qu'il ouvre les vais-

seaux, qui restent béants, ce qui favorise la généra-

“lisation de la maladie. | ; Un pareil cas a été observé par M. Ravaut.” 3° La diathérmo-coagulation semble la méthode de CROIX En effet. non seulement un certain nombre de nodules est ouvert, ais l'action de la diathérmo-coagu-

(1) Bulletin de dermotologie 1928. k

ARR on

tour et profondément au- -delà de lélectrodé. ue Cetté action provoque un véritabte. vemamiement.

des tissus et favorise la pénétration des médicaments

au centre des lésions.

Les escarres produites: par Pétectro domlb en s'éliminant facilitent FAPnRI nes de pus ‘et de: débris. de tissus malades. ;

‘ation exerce’ à distance du point d'application au

Enfin la diathérmo- soir lation h'ouvre pas les -

ValSSeaux, mais au contraire les ue empêchant Fa généralisation.

Parallèlement à l'application de ce traitement en soumet le malade 'à un traïtement iodé-intensif suivant la technique déjà exposée.

Les observations qui suivent donnent la preuve de À

l'efficacité de ce mode de traitement utilisé dans deux

cas qui n'avaient pas été influencés ni par les Rayons

Net ai par Todd FRE En

OBSERVATION | VÈT (M Ravaul, Filliol.

Bulletin de la Société de ar 1928)

La malade âgée de 28 ans entre salle Giberl in à

25 juin 1928, pour une tumeur inflammatoire de la joue droite datant de 4 mois. |

Début de la maladie en mars 1928, à ce moment ;

Ja malade it avoir un abcès dentaire aw maxillaire

supérieur droit et la joue commence à enfler. Bientôt.

on remarque sous la saillie de l'os molaire une petite . a ;

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NET sy” » ; x Fr

tumélaction rouge, dure, persistante, peu douloureuse.

Au mois de mai elle s'ouvre à la peau, laissant.s'écou-

der peu de pus. La malade ne recevant auçun ‘traite-

ment, les lésions s'étendent peu à. peu; de nouvelles

nodosités apparaissent qui viennent S'ouvrir à la peau

dans le courant du mois de:juin.

À l'examen de 25. juin on se trouve en présente d'un placard inflammaloire occupant la joue droite, sétendant en/haut jusqu'à langle externe: de . l'œil.

Ce placard est bosselé par des nodosilés et. offre

fistules aulour desquelles la peau est rouge violacce et adhérente, Au palper, la lésion forme une masse duré adhérente au maxillaire supérieur. Le vesübule supérieur nesl pas libre. Les régions avoisinantes, sont œdématliées., CRT ES NN à ÿ Ces lésions gênent la masticalion, le trismus est

assez marqué. Le.pus s'écoulant par les fistules montre

| les classiques grains jaunes:

La malade est d'abord soumise au. traitement. todé : du 25 juin au 4 juillet, elle prend pendant 33 jours 3 cuillerées à à soupe par jour d'une solution de Lugol. Ce trai-

tement détermine pendant les premiers jours une réac-

- lion : rougeur plus vive, œdème plus marqué, puis les

lésions continuent à s'étendre. | On soumet alors la malade à la radiothérapie : 3 1rradiations sur la joue à raison de 1.090 R. chacune sont

pratiquées à 20 jours d'intervalle : les 10 août, 31 août el 20 septembre. On utilise un rayonnement pénétrant

(40 centimètres d'étincelle équivalente, filtre de 1/2 milimètre de zinc plus 2 mill. d'aluminium). Pendant ce

PNR | Nes

teinps, on continue le traitement iodé-ioduré en inJec-

tion (3 cuillerées à soupe par jour sans interruption du 1%

au 20 septembre) el en injection veineuse (5 injections de Succi duty an 27 août).

La première irradiation détermine une vive réaction locale: lurgescence des lésions, augmentation de

l'ædéme, notamment aux paupières. PRSQRE cette, réaction s'apaise, mais, bien que la dose de rayons X em-

ployée (3.000 R.) eût dû être ie pour amener, sinon une guérison ue du moins une amélioralion, on ne conslate aucune régression des lésions. Bien nu contraire, celles-ci s'étendent et on voit apparaître, au cours même dultraitement un nouveau foyer à la tempe droite, Au début d'octobre, les lésions multifistuliënnes couvrent toule la joue droite et la région temporale.

On décide alors de recourir à la diathermo-coagulalion pour ouvrir les foyers parasitaires, attribuant à l'enkystement des parasites leur résistance à la thérapeulique.

Ce traitement est appliqué fe 3 octobre sous l’anesiiésie générale: on utilise une aiguille comme électrode active et le Plot 3 de l'appareil de Heïtz-Baver; l'aiguille est introduite dans les bosselures.

Dès lé lendemain, on reprend le traitement 1odé : on fait une injection tous Aes deux jours d'un mélange à

parties égales de Lugol et d’une solution d'hyposulfite

de soude à 20 % à doses croissantes de 2 à 10 cc. de chaque solution par injection. Le 22 octobre, on y ajoute

2 cuillerées à “pue par jour de Lugol par la bouche.

RTS

Après une phase de réaction œdémateuse pendant 48 heures, les escarres déterminées par les pointes coagulés s’éliminent dès le’ quatrième jour et dès lors, on - assiste à une amélioration rapide : de jour en jour, les saillies s'affaissent, la masse s'assouplit, les ædèmes se résorbent, la suppuration se tarit, les fistules se cicatrisent. Un mois après l'opération. les lésions de la tempe, des régions molaire et zygomatique sont guéries ; il ne reste plus que quelques fistules en voie de cicatrisation à la partie inférieure de la joue. Le 9 novembre, quand la malade quitte l'hôpital, les lésions sont complètement cicatrisées. /

OBservATION VIIT (personnelle)

(inédite, service du D’ Ravautl) L... Marie, âgée de 17 ans, vient consulter le 15 septembre 1924 pour une lésion ulcérée de la joue gauche. La malade, atteinte de l'actinomycose, est envoyée à l'hôpital Saint-Louis par le professeur Cu après l'échec du traitement iodé,

L'affection a débuté en mars 1924 Par une nodosité peu. douloureuse, qui a augmenté et qui a fini par s'ouvrir au dehors.

A l'examen, on est en présence d'une surface cicatricielle et bourgeonnante à la fois qui,siège sur la joue gauche à deux ou trois centimètres en arrière de la commissure labiale, qui s'étend en hauteur jusqu'à la moitié de la joue-environ, ‘{n1 est tomenteuse, dure, adhé-

We rente à la profondeur et parsemée des petites fistulet- 4 tes laissant écouler un peu de sérosité purulente con- Fe tenant des grains jaunes.

# On institue aussitôt un traitement au Eugol par

voie buccale : on commence par 3 cuillerées à café par jour en augmentant les doses.

La malade est revue le 15 QCtÔbE. I ny a pas

Fa d'amélioralion sensible. On décide tout en bntiauant

le traitement iodé, d'essayer l'électro-coagulation. On

fait plusieurs applications": les 15 octobre, 22 octobre et 7 novembre, par points très localisés en se mettant au plot 2 et en bipolaire. ; Dès le début de novembre, j'omélioration est ma nifeste: la sécrétion grumeleuse dirinue, l'aspect bourgeonnant s’affaisse. L'amélioration contmue et là gué- Re rison s'achève les mois suivants.

; L'application d'électro-coagulation est encore faite : le 7 janvier et le 11 mars pour rendre la cicatrice : plus souple. ! NT A La malade est suivie réguliér ement et revue dans. ea le courant de l'année 1925. | | Elle présente une belle cicatrice très souple avec encore un tout petit nodule palpable à la partie inié-

rieure. |

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