‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 13 sur 113 · TRAITEMENT DES LYMPHATIDES CUTANÉES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES LYMPHATIDES CUTANÉES

EAUX SALJNES r

Bex (Suisse). — On donne seulement des bains salés additionnés d’eaux mères. Les manifestations

cutanées dispâraissëntgénéralërnéntèn six semaines.

Loüèche (Suisse). — On fait prendre des bains de 34 à 36 degrés pendant 3 à 6 heures par jour, selon la susceptibilité du malade. Les premiers bains ont pour effet de détacher les croûtes. C est à ce moment qu’il faut surveiller l’irritation stimulante autant que possible, la précipiter ou la ralentir en augmentant plus ou moins la durée des bains.

La mer. — Les affections de la peau, de même que céllès des yeux, ont été pendant longtemps exclues du traitement marin. Aujourd hui on tend à revenir un peu sur celte exclusion. Cazin rejette

toutes les dermatoses sécrétantes. Van Merris est ’ moins absolu. Il croit que, dans ces cas, les bains ù la lame étant les plus excitants ne doivent être donnés qu’avec une certaine réservé et même qu’il ; vaut mieux s’en abstenir complètement dans les j affections sécrétantes. De même, on devra donner moins de bains que dans les autres affections et laisser plusieurs jours d’intervalle, toutes les fois qu’il sé produira une petite poussée inflammatoire. Quant à l’emploi local de l’eau de mer sous forme | de compresses, il faudra être encore plus réservé à cet égard. En revanche ce qui peut être favorable, c’est le bain d’air marin, c’est le séjour au bord’de J la mer.

Salies-de-béarn. — On commencera par des bains salés d’une intensité faible au début pour s’élever graduellement jusqu’au bain entier. Avant chaque bain, lorsque la tête sera rasée, on la lavera ainsi que la face avec de l’eau salée chaude de façon à ramollir et détacher les croûtes, puis on y applique I de la poudre d’amidon boriquée.

Au bout de quelques jours l’amélioration est considérable et une trentaine de bains suffisent pour amener la guérison.

Salins. — On devra abaisser la température du bain et on ajoutera de l’amidon à l’eau. Pendant les premiers temps, on fera bien de recouvrir les parties atteintes avec du taffetas gommé, si le contact de ^ l’eau faisait éprouver ùn trop vif sentiment decuisson; puis, cette sènsalion s’émoussant peu à peu, l’action topique des eàux devient nécessaire pour modifier l’état morbide.

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On fait en outre pratiquer avec l’eau du bain des lotions sur la face et le cuir chevelu, s’il y a des éruptions.

Sous ces influences le prurit cesse, la peau qui était sèche et aride devient molle et souple, elle se dépouille des croûtes qui la recouvraient; une surface rouge apparaît, remplacée bientôt elle-même par la couleur naturelle.

EAUX SULFUREUSES

Barèges. — Les lymphatides sont un des triomphes de la station. On emploie contre elles un traitement général et local.

Challes. — On emploie surtout les douches pulvérisées, les lotions et fomentations. Les résultats obtenus sont très rapides. En trois ou quatre jours, on voit des eczémas anciens se nettoyer, puis dessécher. On associe généralement le traitement interne.

Un des effets importants A noter, cfe'st l’apaisement des démangeaisons dans les affections prurigineuses.

Uriage. (Eczéma.) — Le traitement principal consistera en bains généraux. Si les enfants sont très jeunes, il faudra souvent mitiger les bains avec de l’eau douce, diminuer leur durée et laisser de temps en temps des jours de repos. C’est dans ces cas qu’on fait faire deux demi-saisons séparées par un intervalle de deux ou trois semaines.

En outre on donne l’eau en boisson à dose laxative.

Quand il y a du prurit, l’application de compresses imbibées d’eau sulfureuse est un excellent moyen de le calmer.

Le traitement local varie suivant le siège de l’eczéma. S’il occupe un des organes de la face ou de la tète, on emploie la pulvérisation sous forme de douches pulvérisées de trente à quarante minutes de durée, qui sont très bien supportées par les malades.

La forme impétigineuse est celle qui guérit le mieux.

Acné rosacée. — Outre le traitement général, on fait des douches pulvérisées de quarante, quarantecinq minutes et même une heure. On n’observe jamais de poussée dans ces conditions. Par l’action prolongée de la douche on évite toute espèce de réaction et sous l’influence de la désanguinificalion des vaisseaux dilatés de la face, on peut obtenir, dans le cas où le calibre vasculaire n’a pas encore atteint de trop grandes proportions, un degré réel de resserrement des vaisseaux.

Lychen polymorphe. — Les bains généraux amènent toujours une amélioration, à condition qu’ils soient très prolongés et que le traitement dure plus d’un mois.

Saint-Gervais. — Quand la maladie est encore un peu aiguë, s’il y a quelques symptômes d’irritation, on prescrit pendant quelques jours de l’eau de la source Goutard, le matin à jeun, à dose purgative, c’est-à-dire par dose fractionnée et par intervalles espacés, un à deux verres pour les enfants, deux à trois pour les adultes. En même temps on donne un demi-verre de l’eau sulfureuse du Torrent avant chacun des principaux repas.

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Dès que les symptômes d’irritation ont disparu, on se borne exclusivement à l’eau sulfureuse, que l’on donne à la même dose que la précédente.

Les bains seront pris pendant vingt à trente minutes pour les adultes et dix à quinze pour les enfants. 11 faut avoir soin de ne pas dépasser ces limites, souS peine d’obtenir des effets excitants que l’on ne recherche pas.

Quand l’eczéma siège aux parties découvertes : tête, face, mains, on donne, pendant quelques minutes seulement, des douches d’eau pulvérisée.

EAU SULFATÉE CALCIQUE

Aulus. — On fait exclusivement usage, d’eau minérale en boisson à dose laxative et diurétique, qui peut aller jusqu’à 5 à 6 litres par jour dont les deux tiers sont ingérés le matin et le reste l’aprèsmidi.

On proscrit les bains qui augmentent les démangeaisons et l’irritation cutanée. On les réserve pour des cas bien déterminés, par exemple lorsqu’il s’agit d’exciter la vitalité d’une plaie atonique.

Au bout de vingt-cinq jours environ les surfaces eczémateuses sont séchées et la guérison ne s’obtient qu’un mois environ après le traitement.

LYMPHATIDES DES MUQUEUSES

Le lymphatisme imprime aux manifestations catarrhales les caractères particuliers suivants, que nous allons exposer brièvement.

Longue durée et ténacité, tendance à la suppuration, engorgement, induration des tissus sous-jacents, production de granulations, de fongosités, de végétations verruqueuses ou polypeuses à la surface des membranes enflammées, retentissement de l’inflammation sur les ganglions lymphatiques voisins des • organes atteints.

Le catarrhe lymphatique est le plus souvent chronique d’emblée.

Une fois établie, la lymphatide reste stationnaire avec des rémissions ou dés exacerbations qui ont lieu vers le soir.

Quelquefois le lymphatisme débute par une forme catarrhale, mais le plus souvent celle-ci est précédée | de gourme.

La terminaison habituelle de ce catarrhe'est la résolution, mais cela arrive toujours au bout d’un temps très long, quelquefois brusquement sans ] qu’on puisse expliquer le fait, mais elle laisse souvent après elle des taches cicatricielles sur la muqueuse ou un épaississement du tissu sous-muqueux qui amènent un rétrécissement des cavités , que tapisse la muqueuse. Celles de ces membranes qui sont le plus souvent atteintes sont, par ordre de fréquence: la conjonctive, la pituitaire, les membranes auriculaires, lamuqueusedel’arrière-bouche, la muqueuse génito-urinaire.

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