TRAITEMENT GÉNÉRAL
La mer. — Mode d’action immédiat et éloigné du traitement marin sur les lymphatides des muqueuses en général (Yan Merris).
Celte action est double :
1°Locale.— Elle tonifie les muqueuses, diminue les flux et les fait disparaître.. C’est ainsi qu’agissent les fomentations d’eau de mer sur les yeux, les aspirations et irrigations sur les fosses nasales, sur l’oreille, la vulve, etc.... La respiration continue de l’air marin n’y est peut-êire pas étrangère ; car, au bout de très peu de temps, on voit cette influence s’étendre à la muqueuse bronchique, dont le flux catarrhal ne tarde pas à s’épuiser.
2" Générale. — C’est le mode d’action principal; c’est à lui qu’est dévolue l’influence reconstituante de la médication. Souvent, en effet, on voit ces enfants atteints de coryza, d’ophtalmie, d’angine en même temps que de bronchite chronique, s améliorer rapidement et se guérir même par un séjour de deux à trois mois à la mer. Puis arrive l’hiver, qui ramène avec lui le cortège de tous les accidents habituels. Seulement les parents et les médecins remarquent que ces accidents si tenaces, qui résistaient auparavant à toutes les médications, reviennent alors avec une intensité bien moindre et guérissent cette fois par le simple secours de la thérapeutique nouvelle. Une nouvelle saison à la mer accentue le retour à la santé normale et tout finit par disparaître.