HYPERTROPHIE DES TISSUS ADÉNOÏDES DU PHARYNX
Angines glanduleuses. — L’angine des sujets lymphatiques est une angine granuleuse qui est caractérisée par la prolifération des follicules lymphatiques disséminésdans la couche superficielle du tissu sous-muqueux du pharynx. Ceux-ci peuvent at-
teindre le volume d’un pois et se montrer soit en chapelet soit sous forme de plaques.
Les symptômes habituels sont une sensation de chatouillement du côté du larynx, qui oblige à tous^ ser, le rejet de mucosités épaisses, l’altération de la voix qui est voilée le matin et le soir. Il y a fréquemment coexistence de catarrhe de voisinage soit du côté des fosses nasales soit du c.ôté du larynx. Dans cet organe, la lésion porte surtout sur les cordes vocales.
Cette affection est très rebelle et nécessite souvent une intervention chirurgicale.
Hypertrophie des amygdales. — Cette affection a pour conséquence de gêner le passage de l’air, d’où des modifications de la respiration et de la voix. Celle-ci est sourde, étranglée. La respiration est courte, l’hématose imparfaite, la nutrition languissante.
Tumeurs adénoïdes du pharynx. [Hypertrophie de la glande de Luschka). Cette affection est caractérisée par l’hypertrophie de l’amygdale pharyngée, c’està-dire de cette couche glanduleuse qui s’étend jusqu’à l’orifice des trompes en tapissant la voûte et la paroi postérieure du pharynx.
Les symptômes sont très caractéristiques. Les enfants ont l’air hébété, la bouche constamment entr’ouverte, la respiration ronflante, la parole éteinte et sourde, la voix morte (Meyer). L’accumulation des masses glanduleuses autour des orifices des trompes détermine des troubles auditifs graves. L’examen rhinoscopique permet de se rendre compte
TRAITEMENT DES MALADIES.DE LA GORGE. 67 facilement des lésions. Il en est de même du toucher, car il suffit de porter l’index en arrière du voile du palais pour trouver une masse fongueuse et molle qui donne la sensation d’un paquet de vers.
Les sécrétions sont abondantes, visqueuses, parfois teintées de sang.
Catarrhe naso-pharyngien. — Voir le traitement
à Coryza et à l’article Maladies des oreilles.
eaux sulfureuses
barèges. — Outre le traitement interne, on fait des pulvérisations locales qui amènent une réduction très rapide dans le volume des glandes hypertrophiées.
Ghalles. — Le traitement a sur toutes ces manifestations une action régressive et résolutive très nette.
Dans Y angine glanduleuse et Yhypertrophie des amygdales , on emploie les pulvérisations et les gargarismes, en même temps que le traitement interne. On apaise ainsi d’une façon remarquable les phénomènes d’irritation et l’hypersécrétion.
Dans le cas de tumeurs adénoïdes , outre le traitement interne, on fait des irrigations nasales. Mais on rencontre parfois dè grandes difficultés. Chez les enfants indociles ou porteurs de tumeurs volumineuses, le médecin doit surveiller lui-même cette opération, pendant toute la durée de la cure. Avec le siphon de Weber, on devra toujours modérer d’autant plus la pression que l’obstacle sera plus
difficile à vaincre. Plus on abaissera le récipient et plus on aura de chances de succès; moins on courra le risque de provoquer une otite moyenne en poussant le liquide à travers la trompe dans la caisse du tympan. Après avoir tâtonné pendant quelques séances, on arrive à faire passer deux à trois litres de liquide.
Dans les cas peu marqués et capables de régression, on obtient l’atrophie du tissu végétant. Dans les autres cas, le traitement se bornera à préparer les malades à une opération ou à compléter les résultats d’une intervention chirurgicale antérieure (Raugé),
Enghien. — On donne des douches pharyngiennes à l’aide d’appareils à grillage ou, chez les enfants rebelles, à l’aide du spéculum buccal de Mathieu.
Dans toutes les affections du pharynx, on combine généralement l’inhalation et la pulvérisation avec les douches, les bains et la boisson.
EAUX SAUNES
La Bourboule. — On emploie les différentes pratiques suivantes :
Le gargarisme.
Les pulvérisations au tamis ou à la palelte pendant dix à quinze'minutes.
Le humage à' la température de 32° à 34°. Il se fait.au moyen d’un appareil dans lequel l’eau minérale, lancée en jets filiformes, à haute pression, contre les parois métalliques, est réduite en. pous-
MALADIES .DES ORGANES GÉNITAUX. 69 sière impalpable, que le malade respire par le nez et par la bouche.
Les inhalations à la température de 33° à 35°. Leur principe est le même que pour le humage avec cetle différence que le malade est entouré de poussières et de vapeur minérales.
Après ces diverses pratiques, le malade prend toujours un bain de pieds de cinq minutes à 45° ou 50° ou bien une douche (Heulz).
Bex (Suisse). — On fait des inhalations à la lampe. Le liquide pulvérisé est tantôt l’eau salée étendue, plus souvent l’eau mère. On commence généralement avec une assez faible proportion d’eau mère, 1/6 environ et l’on augmente autant que la susceptibilité de la muqueuse pharyngienne le permet jusqu’à 1/3, 1/2 ou même davantage. On ajoute souvent quelques gouttes d’huile essentielle de pin. Il se fait une irritation légère des muqueuses du pharynx et du larynx. On évite qu’elle ne soit trop vive. Aussi on n’emploie ce traitement que dans les états chroniques sans processus congestif.