‹ Traitement immédiat des fractures des maxillairesChapitre 22 sur 28 · III. — Arc · texte numérisé non relu

III. — Arc

OgservaTion VIIL

Fracture du mawillaire inférieur. — Evacuation sans immobilisation. — Hémorragies au cours de route. M. le médecin auxiliaire V..., Louis, du ...° régiment

d'artillerie, a été blessé le 3 juillet 1915 à Calonnes par éclat d’obus.

Après un premier pansement sur-le-champ il fut évacué à Verdun, où il ne séjourna pas. Durant son transfert de Verdun à Lyon, le fragment du maxillaire inférieur et les esquilles déterminèrent une hémorragie abondante de l’artère dentaire inférieure qui céda à un tamponnement serré. Cette hémorragie abondante a été très inquiétante pendant le voyage.

À son entrée au centre de stomatologie on constate une plaie perforante de la lèvre inférieure près de son bord muqueux avec fracture esquilleuse du maxillaire inférieur

s'étendant de la canine gauche à l’incisive latérale droite. Déviation des fragments du côté lingual.

10 juillet. — Pose d’un arc d'Angle avec ligature des dents.

Cet arc fut ensuite remplacé le 1°* septembre par une gouttière de contention en vuleanite, scellée, et le blessé "a évacué sur le dépôt de eralbete his boit Jours après.

! La convalescence s’est effectuée sans incident.

OBsERVATION IX

G... F..., vingt-sept ans, du ...* bataillon de chasseurs. Blessé le 24 décembre 1915 à l'Hartmann, par éclat d'obus.

Etat à l'entrée. — Plaie pénétrante de la région mentonnière au voisinage du bord muqueux de la lèvre inférieure et sur la ligne médiane.

Fracture symphysaire du maxillaire inférieur sans déplacement des fragments.

Perte de l’incisive centrale dote des deux incisives gauches et de la canine.

Plaie de la paupière supérieure gauche, sans trouble du côté de l'œil.

Traitement.— Pose d’un arc d’Angle destiné à maintenir les fragments en bonne position (29 décembre 1915).

23 février 1916. — La fracture est en voie de consolidation et le blessé est évacué sur l'hôpital auxiliaire 57 (annexe du service de stomatologie) pour y faire sa convalescence. é

OBsERVATION X

R..., Léon, vingt-six ans, du ...® d'artillerie, Blessé le 16 mars 1916 près de Verdun, en aéroplane, par shrapnell. Etat à l'entrée. — Plaie pénétrante de la région mentonnière gauche de très petite dimension, en voie de‘cica-

trisation.

Fracture du maxillaire inférieur gauche au niveau de

n l'espace proximal des incisives. Le projectile est logé dans le plancher buccal. Gros hématome de la région sublinguale, la sangle mylohyoïdienne est repoussée en dehors et en bas. Ecchymose de la région sous-mentonnière. Une radiographie faite à la Brasserie du Parc révèle une fracture esquilleuse. Le projectile, une balle de shrapnell, est logé un peu au-dessus de l'os hyoïde sur la ligne médiane. Impossibilité de la mastication. Gêne de la phonation et de la déglutition. Voix rauque.

Traitement. — Ligature des incisives et canines inférieures au fil métallique.

26 mars 1916. — Intervention d'urgence (D' Pont). Par la voie sus-hyoïdienne extraction du shrapnell révélé par la radiographie.

Incision sagittale de la région sus-hyoïdienne; ablation de nombreuses esquilles. On enlève le projectile situé au milieu de la sangle mylohyoïdienne. Injection d'iode. Drainage.

27 mars. — Pose d’un arc d'Angle destiné à remplacer la ligature métallique qui avait été posée provisoirement avant l'intervention.

15 mai. — Extraction des incisives inférieures en contact avec le trait de fracture.

16 mai. —'Le blessé est porteur d'un arc de contention

nécessaire au maintien des fragments, en partie consolidés. Envoyé en convalescence.

OgsErvarTion XI

P..., Charles, vingt-trois ans, du ...® chasseurs à cheval. Blessé le 17 mai 1916, à Verdun, par coup de pied de cheval.

Etat à l'entrée. — Plaie de la région mentonnière, au voisinage du bord inférieur du maxillaire, à gauche de la ligne médiane. Actuellement cette plaie est en voie de cicatrisation.

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