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Fracture du maxillaire inférieur au niveau de l’incisive droite. Chevauchement des fragments, le fragment droit est en position à peu près normale, le fragment gauche est dévié en arrière et un peu à droite; la mobilité anormale des fragments tend à disparaître et la réduction est difficile. Gêne de la mastication.
Traitement. — Pose d'un arc d’Angle permettant la réduction des fragments. Cette réduction est obtenue en cinq jours ; on laisse l'arc qui sert d'appareil de contention.
28 Juillet. — La fracture est en voie de consolidation, le blessé est envoyé en convalescence.
OgsEervaTION XII
P..., Antoine, vingt-huit ans, du ...® régiment d'’infanterie. Blessé le 3 juillet 1916, à Haironville, par coup de pied de cheval. k
Etat à l'entrée. — Petite plaie insignifiante de la région sous-maxillaire droite, un peu au-dessous du bord inférieur du maxillaire.
Fracture du maxillaire inférieur, branche horizontale droite, au niveau de l’espace proximal de la deuxième prémolaire, Le trait de fracture est oblique, en biseau.
Les fragments qu'ils déterminent sont en position anormale : le fragment postérieur est dévié du côté lingual, tandis que le fragment gauche est dévié à droite et en dehors, il chevauche le fragment postérieur d'environ 3 millimètres.
Traitement. — Pose d’un arc de contention immédiatement après son arrivée.
20 octobre. — Le blessé est envoyé en convalescence pour deux mois, muni de son arc.
OBsERVATION XIII
P..., Isidore, quarante-trois ans, du ...° régiment d’infanterie. Blessé le 25 février 1916, près de Verdun, par éclat d'obus.
Etat à l'entrée, — Plaie pénétrante de la région mentonnière gauche par éclat d’obus. Cette plaie est située à gauche de la ligne médiane, près du bord inférieur du maxillaire.
Fracture du maxillaire inférieur au niveau de la symphyse.
Perte de toutes les dents antérieures, depuis la première prémolaire droite jusqu'à la première prémolaire gauche.
Mobilité anormale du maxillaire au niveau de la symphyse.
Suppuration abondante.
Du côté gauche il ne reste que la première prémolaire qui, d'ailleurs, est chancelante.
Impossibilité de la mastication.
Traitement. — Arc de contention.
24 mars. — Sous anesthésie générale : esquillotomie. On enlève quelques esquilles révélées par la radiographie. Tamponnement pour arrêter l’hémorragie.
12 juin. — Le blessé, porteur de son arc de contention, est évacué sur l’hôpital des Minimes (annexe du centre de stomatologie).