‹ Traitement immédiat des fractures des maxillairesChapitre 26 sur 28 · AT SN TER · texte numérisé non relu

AT SN TER

cacité d’une contention parfaite et suffisamment prolongée dans un cas difficile où le mauvais état général faisait pressentir une lésion incurable.

OBsERVATION XIX

B... Casimir, vingt-sept ans, du ...° d'infanterie, blessé le 22 janvier 1915, à la tranchée de Calonne, par éclat d'obus, a été évacué au centre de stomatologie à Lyon, le 3 août 1915, après un séjour à Verdun un jour, et Dijon quarante jours.

À l'examen clinique, on notait une plaie avec section de la joue gauche: l’orifice d'entrée se trouvait à 15 millimètres de la commissure labiale gauche. Le projectile après avoir traversé le tissu mou et brisé le maxillaire inférieur, était sorti en un point situé un peu au-dessus de l’angle du maxillaire inférieur, au niveau du bord postérieur de la branche montante.

Double fracture du maxillaire inférieur :

1° Au niveau de la deuxième prémolairc gauche, avec abrasion traumatique de sept dents et de trois molaires de ce côté;

2° Au niveau du tiers inférieur de la branche montante.

Très peu de déplacement des arcades dentaires ; toutefois, il semble qu'il y ait une légère tendance à la déviation à gauche, le fragment intermédiaire comprenant l'angle ‘du maxillaire était légèrement incliné du côté lingual.

Le blessé avait été également atteint par un autre projectile à la nuque et dans la région sus-épineuse à gauche.

On institue immédiatement un traitement pour la réduction de la fracture pour combattre la déviation du fragment droit.

Pose de deux arcs destinés à permettre une traction intermaxillaire d'arrière en avant et de gauche à droite.

Dans l'intervalle, le 25 août, on fait un curettage de la branche montante du maxillaire en ayant soin de laisser en place une volumineuse esquille présentant de l'adhérence.

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