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deux ou trois mois, mais l’homme est apte à fare campagne.
S'il y a grosse perte osseuse (et, dans ces cas, il y a presque toujours perte de peau et de muqueuse), le traitement est beaucoup plus long; il varie de six mois à deux ans. La guérison s’obtient par ostéo— synthèse, par greffe osseuse.
La greffe osseuse a donné environ 50 pour 100 de résultats positifs. La régénération osseuse est fréquente. Il semblerait que 75 pour 100 de ces blessés ont des résultats. Mais nous ne pouvons encore affirmer qu'ils puissent faire campagne.
Au nombre des blessés attemts de fractures des mâchoires, un nombre infime seulement est perdu pour l’armée; tous les récupérés sont des sujets qui, rendus à leur dépôt, sont des hommes valides et capables de s’alimenter suffisamment pour supporter les fatigues d’une campagne.
Enfin, nous avons quelque fierté à constater que les blessés peu favorisés ne sont plus maintenant des objets d'horreur, que les greffes et la prothèse leur permettront, sans doute, dans un milieu où ils pourront choisir leur alimentation, de mener une vie normale. Comme nous voilà loin des désastres immédiats et consécutifs des fractures des maxillaires de jadis.
Que sont donc les traitements actuels ? Loin de nous l’idée de retracer les signes des fractures des maxillaires, et leur traitement.
Nous espérons pouvoir exposer assez clairement le traitement des différents signes et des différentes complications, gêne de la déglutition, gêne de la mastica-
ire on, élévation ou abaissement des fragments, hémorragies, pseudarthroses, infection, sans entrer dans le détail de leur description. Nous parlerons, au cours de notre travail, du traitement de ces signes ou complications au fur et a mesure que nous aurons à exposer un pommt précis de leur traitement.
Par contre, pour montrer l'effet heureux de certain traitement ou l’application de tel appareil réducteur ou contenteur, et faire leur étude critique pour la compréhension du texte, nous nous voyons obligé de faire un exposé sommaire des différents traitements employés jusqu’au moment où la guerre nous a permis de faire une étude un peu plus particulière de ces blessures.
Le traitement que nous étudierons nécessite l'emploi d'appareils et intéresse surtout les arcades dentaires, mais non exclusivement. Nous parlerons aussi des délabrements des parties molles quand, au cours de notre travail, cette raison entraînera une conséquence en rapport avec nos idées; mais nous n’avons pas l’idée de traiter cette question qui intéresse toute l’auto— plastie, la chéiloplastie de la face.
Nous en ferons un paragraphe cependant dans nos conelusions, car le traitement des tissus avoisimants à une influence sur la fracture ou inversement.
Comme pour toute fracture, dans les fractures des maxillaires, pour qu’il y ait guérison, 1l est nécessaire qu’il y ait juxtaposition parfaite des fragments et formation d’un cal en bonne position. Or les moyens de réduction, de contention, employés dans les fractures en général, ne sont pas applicables à ces frac