‹ Traitement immédiat des fractures des maxillairesChapitre 7 sur 28 · SALES ES · texte numérisé non relu

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tures maxillaires. Celles-ci sont toujours ouvertes et, qui plus est, en communication avec une cavité septique, la bouche.

Donc, aux difficultés des moyens de réduction et de contention s’ajouteront les difficultés de la lutte contre l'infection. Ce furent là les deux grands obstacles qui s’opposèrent longtemps au traitement quinous occupe.

Le blessé de guerre se trouve dans des situations un peu différentes du blessé de la vie ordinaire. Le médeein qui lui donne ses soins se trouve quelquefois dans le dénuement au point de vue arsenal thérapeutique, aussi n’avons-nous nullement l'intention de critiquer les soins donnés auparavant, mais l’espoir que le rapport qui nous a inspiré cette thèse puisse être de quelque secours et à nos collègues et aux blessés.

Depuis longtemps 1l est admis que l’immobilisation pour la guérison d’une fracture s’impose absolument. Cest à Galien que l’on attribue la fronde mentonnière, perfectionnement déjà du bandage hippocratique composé de deux courroies en cuir de Carthage.

Ambroise Paré « taillait son bandage à l'inverse de la fronde, et employait une férule faite de cuir de quoi on fait les semelles aux souliers fendue par le milieu à l’endroit du menton et cousue au bonnet du malade ».

Le chevestre bandage fait avec une bande d’un seul tenant a aussi ses inconvénients.

En 1843, Bouisson (de Montpellier) apporte un perfectionnement notable en faisant la fronde avec un tissu élastique. Parfois on peut interposer des coins de bois ou de caoutchouc entre les molaires du côté frac-

ox turé et lon constate la réduction presque spontanée de la fracture. Mais la consolidation se fait lentement et le malade est obligé de conserver la bouche ouverte.

Le coin doit être enlevé fréquemment et nécessite un som constant de la part du blessé. La ligature des dents par un fil d’or, essayée par Hippocrate, ébranle les dents et maintient peu les fragments.

Ces appareils ne sont que des moyens à peu employer de nos jours, sauf si on les associe à d’autres. Ils remontent à une époque reculée, ce qui nous dé-— montre qu’on a de longue date recherché l’immobilisation de ces fractures. Et, disons-le tout de suite, cette immobilisation doit être établie le plus précocement qu'il est possible. La lecture des observations montrera d’ailleurs la différence qu'il y a entre Pévolution des fractures immobilisées de suite et des frac tures traitées tardivement.

Beaucoup de chirurgiens ont cherché un procédé

parfait d’immobilisation; la multiplicité des inven-

tions montre assez les difficultés pour résoudre la question.

Un fait reste acquis que nous tenons à mettre en lumière au cours de cet exposé historique : l’expectative n’est pas de mise dans une fracture des maxillaires. | | |

Done, il faut un appareil d'immobilisation, et qui plus est, il faut un appareil qui soit posé un temps très court après la blessure.

Jusqu'à Preterre on avait peu ou pas cherché à intervenir selon cette idée. Cet auteur ne cherche ni à guider, ni à ramener les fragments en place lorsqu'ils

ont été déviés par le traumatisme. Il déclare la chose presque impossible dans l’observation qu’il rapporte d'un général ture qui eut une fracture du maxillaire avec une grande perte de substance osseuse. « Comme il n’était pas possible de ramener l’arcade dentaire inférieure au niveau de l’arcade supérieure, pour remédier à la difformité, tout en rétablissant la fonction de la mastication, j'ai dû en fabriquer une seconde artificielle que j'ai placé en avant de celle-ci. »

Nous avons vu depuis et Cl. Martin le premier a montré qu’il était possible de rendre de plus grands services par la prothèse immédiate que par la double arcade de Preterre. Et CI. Martin exposa ses travaux remarquables sur la prothèse immédiate.

Depuis ces travaux, 11 y a accord unanime sur la nécessité d’intervention immédiate.

Et ce, d’autant plus que ce traitement immédiat prévient souvent des complications. Nous n’avons pas trouvé, par les cas traités rapidement, des hémorragies, comme en rencontrait Dupuytren, qui les trouvait assez communes. Il fut obligé, de même que d’autres chirurgiens, de faire la hgature de la caro— tide primitive. On cite aussi le cas d’un soldat blessé à l’angle de mâchoire qui eut quatorze hémorragies.

Quels sont donc les moyens à employer ? On peut; ou bien agir directement sur le maxillaire par une intervention chirurgicale, ou bien placer un appareil.

Dans ces dernières années, on eut l’idée de faire des appareils qu’on fixait par une véritable inter vention chirurgicale, les plaques de Lambotte par exemple.

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