STATISTIQUE
Le dépouillement des observations du centre de Proctologie de l'Hôpital Saint-Antoine nous a permis de relever 600 cas de fissures anales. Nos recherches s'étendent depuis le début de cette guerre, c'est-à-dire ptembre 1939 jusqu’au mois de mars 1944, soit 4 ans
et demi.
Nous avons remarqué que sur ces 600 malades, il y 1 366 hommes contre 234 femmes, contrairement à la ion classique.
ï Voici le détail des traitements pratiqués :
— Traitement médical seul :
224 malades n’ont reçu que des injections péri-fisraires de novocaïne ou du mélange novocaïne-histanine. É 20 ont été traités par la haute fréquence intra-rec-
— Traitement chirurgical :
a) D’emblée 190 malades ont été opérés sans subir auparavant aucune injection péri-fissuraire ni séances de haute fréquence. Il faut remarquer que le plus grand nombre de ces malades furent ainsi traités en 1941-42 qu’à l’heure actuelle on tend au contraire à les faire néficier du traitement médical, à moins qu’au premier
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ee + Tv examen la présence de pus, de décollements marginaux, d’une fistule ou d’une marisque ne nécessitent l'emploi : immédiat de la diathermo-coagulation. y È b) Après échecs des autres traitements : De
101 malades furent opérés après échecs des inje CC sl tions. à <e F 3 après la haute fréquence. LA n ù 5 après l'association haute-fréquence-injections. QT 11 après des injections d’une solution anesthésique Re huileuse. — 4 ù ; Les 24 observations qui restent sont, outre les 8 cas 2 d’incontinence anale plus où moins complète, 16 récidi- Ë | < ves dont nous parlerons aux résultats opératoires.
L Quels sont donc les RÉSULTATS obtenus avec ces ÿ divers modes de traitements ? 34
"1 L — Traitement médical seul :
’ # a) Injection péri-fissuraire :
4 224 cas, soit 131 hommes, 93 femmes.
Ki 196 guérisons, soit 115 hommes, 81 femmes. æ Dont voici le détail :
x Après 1 injection : 79, soit 49 hommes, 30 fenies L * Après 2 injections : 42, soit 23 hommes, 19 tn : Après 3 injections : 49, soit 29 hommes, 20 femmes. | 5 Après 4 injections : 19, soit 10 hommes, 9 femmes. è 2 Après 5 injections : 7, soit 5 hommes, 2 femmes. L | Après 6 injections : 1, soit 1 femme. à à à 8 récidives, soit 3 hommes, 5 femmes s ( $ qui furent EURTASE par une ou trois nouvelles injection: LS À 12 échecs, soit 8 hommes, 4 femmes De "p | qui furent convoqués pour une opération ultérieure à. R laquelle ils ne se présentèrent pas.
De plus 1 malade a présenté une intolérance nette la solution novocaïne-histamine et fut guéri par 2 qûres de novocaïne.
1 femme enceinte fit une syncope après quelques cm3 | de cette même solution.
b) Haute fréquence seule :
20 malades (soit 12 hommes et 8 femmes)
tale avec 19 guérisons et 1 récidive guérie par une piqûre de la soiution novocaïne-histamine.
ne FC) Haute jme (214 PURE RARES .
ee 11 avec 1 hicetion.
5 avec 2 injections, 8 avec 3 injections,
1 avec 4 injections.
2 récidivèrent après 1 injection et furent guéries 1 l'une Te 25 l'autre par 4 piqûres de la solution novo-
si Ée) Sur 190 malades opérés immédiatement sans
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FFrISERs médical préalable (soit 118 hommes eL12
’ su et ne donnaient pas un résultat opératoire pleiment satisfaisant furent toutes guéries par 20 à 30
rent traités uniquement par la haute fréquence intra-
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Une remarque s'impose lorsque l’on étudie la fré- as quence de ces brides cicatricielles suivant les années. Nous en relevons par exemple 11 en 1941, 12 en 1942, 1 seulement en 1943 et aucune dans les 3 premiers mois de 1944, le pourcentage passant de 15 % en 1941et 1942 à 2 % en 1943. Nous croyons que la mise au point de la technique, la ligne d’incision plus large, la destruction de tous les ponts muqueux et ia régularisation soigneuse des bords de la plaie permettent actuellement 4 d'envisager la disparition de ces brides post-opératoires et une réussite thérapeutique complète.
b) 101 malades durent être opérés après échec des injections péri-fissuraires (64 hommes et 37 femmes) et 97 furent guéris; 1 récidive un an après, fut traitée 3 avec succès par 4 injections de la solution novocaïnehistamine, 2 brides post-opératoires (1942) nécessitè- pa rent des séances de diathermie; enfin 1 malade, déjà opéré en 1932 ne fut pas soulagé sensiblement par l’opé- x ration. Ce)
35 avaient recu 1 injection, 28 avaient recu 2 injections, 19 avaient reçu 3 injections, 10 avaient recu 4 injections, 4 avaient reçu 5 injections, 9 avaient reçu 6 injections.
c) 3 malades furent opérés et guéris après échec de | la haute fréquence intra-rectale. ,
d) Après avoir subi sans succès des injections périfissuraires et la haute fréquence, 5 malades furent gué- À ris par l'opération.
e) Enfin nous avons relevé dans les statistiques 11 observations (8 hommes et 3 femmes) où le traitement par une solution anesthésique huileuse fut pratiqué en ; 1937-1938; dans ces cas nous avons relevé une amélioration nette mais tous firent une récidive trois ou qua- ne