‹ Traitement Moderne des Fissures AnalesChapitre 7 sur 21 · LE . LA · texte numérisé non relu

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; I. — Bien qu'il ne faille jamais le négliger, soit par une hygiène générale de l'individu et la régularisation des selles, soit par l'application locale de pommades, le A traitement purement médical n’eut jamais grand suc- | cès pour guérir les fissures.

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ROUSSEAU et BRETONNEAU prescrivaient une pom- made avec de l'extrait ‘de ratanhia, BOYER une prépa- ration à base de saindoux et contenant de l’huile d’amandes, du suc de Morelle et du suc de Joubarbe. BENSAUDE a eu quelques résultats avec de l’Ichtyol pur; si la douleur est tolérable, on peut pratiquer un badigeonnage de la fissure avec une solution de nitrate d’argent au 1/30 __ ou de bleu de méthylène à 1 %; certains auteurs anglais préconisent des applications de pommades anesthési- ques avec une bougie mousse chauffée préalablement, Te: qui dilate le sphincter et ouvre la fissure, permettant ainsi une meilleure cicatrisation par étalement égal de la pommade.

Nous employons couramment, au moins pour nos pansements la pommade au Collargol à 10 ou 15 %.

II. — En réalité, le seul traitement des fissures anas était, avant 1897, la dilatation du sphincter préconisée par RÉCAMIER et MAISONNEUVE. On a peine à croire que certains chirurgiens aient pu faire cette opération sans anesthésie; il faut, au contraire, une narcose très | ussée UE avoir une résolution musculaire complète,

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L’anesthésie obtenue, la dilatation sera réalisée à l’aide du spéculum dilatateur de TRÉLAT, ou encore par les pouces ou les index introduits dos à dos dans PS0 et écartés jusqu’à dilatation complète de celui-ci. CEE une méthode brutale qui conserve la faveur des ee :& giens bien qu’elle soit abandonnée par la majorité des proctologistes; si elle supprime le spasme et soulage le % malade, elle ne met pas celui-ci à l'abri des récidives et reste sans action sur les fissures avec décollements. Elle n’est pas non plus sans inconvénients, et le sphincter ne retrouve pas toujours sa tonicité ce qui peut exposer le malade à de cruels inconvénients. LE

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III. — En 1897, DOUMER, de Lille, préconisait déjà la haute fréquence, sous haute tension et MARQUES, dans sa thèse (1905) publiait 47 guérisons et 3 échecs.

Cette méthode a toujours été un peu délaissée; DE) He HERM et SAVIGNAC, en particulier, regrettaient encore … récemment qu’elle ne fut même pas citée dans les traités classiques; dans leur service d’électro-radiologie de l'hôpital Laënnec ces auteurs accusent 87 % de ces favorables. Elles ont l'inconvénient de nécessiter 15 à 20 séances renouvelées chaque jour et d’une durée d'envi- Æ ron 1/4 d'heure. C’est une méthode ambulatoire par excellence et nous l’employons quelquefois à Saint- Antoine soit seule, soit concuremment avec les injections péri-fissuraires mais elle ne représente qu’un sim- a ple procédé palliatif.

IV. — Le traitement radiothérapique est également | employé et, en 1934, R. BENSAUDE, IL. SALOMON et . MARCHAND y ont insisté au congrès de radiologie Une

Zurich. Pour ces auteurs une séance suffit parfois à gué- sS rir une fissure simple.

MARCHAND prescrit : « une séance de rayons moyennement pénétrants mais très filtrés (0,5 Cu + 2 Al)

la dose unique oscille entre 150 et 200 R ». Considérant la fissure comme un trouble trophique, cet auteur a également tenté avec suecès des applications de radio- thérapie Paaique : irradiation de là région surré- nale.

ra Parmi les 600 observations que nous avons relevées

(à la consultation de Proctologie de l'hopital Saint- Antoine, un seul malade avait subi sans succès cinq séances de rayons X, et avait dû être opéré pour obte- nir sa guérison.

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