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Pour Pierre Fredet, les daviers droits de Lambotte se prêtent mal à la traction suivant l'axe du membre. Il a donc transformé le davier coudé de Tuffier et fait construire un davier coudé à double articulation et à crémaillère pourvu de deux mors mobiles au lieu d'un. Si l'on saisit avec un davier de ce genre chacune des extrémités osseuses, la traction qui s'exerce s'effectue dans le sens longitudinal du membre. À notre avis, les daviers droits de Lambotte répondent à toutes les maneuvres de réduction, et nous pensons qu'il est inutile de vouloir compliquer encore un outillage qui l’est déjà suffisamment.
Dans toute fracture récente; lorsque le relachement musculaire est obtenu par l’anesthésie, que les surfaces osseuses ont été suffisamment dépériostées et libérées de toute attache fibreuse, Les manipulations de réduction sont extrêmementsimples, etpoint n'esthesoin de déployer une grande force musculaire pour obtenir un affrontement aussi parfait que possible. |
Ce qui fait l'originalité de Ta technique de Lambotte, ce sont les procédés de fixation de la fracture une fois la réduction faite. 11 serait fastidieux d'insister sur la nécessité d'immobiliser la fracture en bonne position.
On a cru obtenir ce résultat dans tous lescas par l’application d’un appareil plâtré. Nous ne voulons nullement nier les grands services rendus par l'appareil plâtré, ni ceux qu'il rend encore à l'heure présente. Comme dit Leriche, « si l’on ne devait garder qu'un seul procédé pour traiter les fractures, c'est le plâtre qu'il faudrait choisir. Heureusement, du reste, iln’'en est pas ainsi, et il est permis d'être éclectique.
» L'immobilisation idéale est uniquement celle qui fixe les extrémités osseuses de façon exacte dans une position définie, sans qu'elles puissent bouger dans le
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foyer de fracture et sans que le blessé souffre. »
Dans beaucoup de cas, et notamment lorsque le siège de la fracture est diaphysaire, les appareils plâtrés se montrent insuffisants à donner un excellent résultat. C'est pour parer à cette insuffisance que sont nés tour à tour les procédés différents «a’ostéo-synthèse sur lesquels la technique de Lambotte marque un progrès sérieux. Nous citerons la suture osseuse, l’agrafage, le clouage et le boulonnage.
4 KixaTION. — Les nouveaux procédés opératoires innovés par M. Lambotte constituent des procédés de choix. Nous les résumons d’après le chirurgien d'Anvers. Ce sont : le vissage, le cerclage, seuls ou combinés.
Le vissage est direct ; il peut se faire sur plaques ou sur tuteur.